il suffit d’une graine
le printemps sème
des graines de joie
dans les cœurs endurcis
et soudain tout fleurit
les cœurs, les arbres
les âmes et la vie
il suffit d’une graine
et la vie refleurit
– Emmanuelle de Dardel
le printemps sème
des graines de joie
dans les cœurs endurcis
et soudain tout fleurit
les cœurs, les arbres
les âmes et la vie
il suffit d’une graine
et la vie refleurit
– Emmanuelle de Dardel
si tu joues avec mon cœur
tu vas perdre mon âme
mais si tu joues avec mon âme
tu vas perdre ton coeur
– Emmanuelle de Dardel
à l’aube des jours
il est toujours temps
il reste l’espoir
de reprendre vie
et changer de route
ou renaître enfin
le crépuscule est un art
pour peu qu’on le voie
le chemin est voie
pour écrire ses rêves
même s’il faut s’enfuir
ailleurs loin de toi
et près des étoiles
là où les âmes vivent
– Emmanuelle de Dardel
là où tu choisis de rester
c’est là que ton cœur respire
pour toujours dans les fleurs des champs
dans les feuilles d’arbres
les soupirs du vent
l’atmosphère du lieu
et même si je ne suis plus là
mon âme viendra encore
humer avec joie et délicatesse
la douceur des instants partagés
la nature qui ne fait qu’un
avec celles et ceux qui se laissent envahir
dans leur sang
comme une maison de l’infini
– Emmanuelle de Dardel
Il y a ceux qui ne vivent que pour eux-mêmes, ils ne pensent qu’à eux-mêmes, en toutes circonstances. Ils parlent d’eux-mêmes, même en parlant pour les autres. Ils agissent pour eux-mêmes, sans égards pour les autres.
Puis il y a ceux qui vivent pour les autres, sans penser à eux-mêmes, ils pensent aux autres avant tout. Ils écoutent et parlent pour les autres, même s’ils auraient grand besoin qu’on les entende. Ils agissent pour les autres, sans regarder leurs propres intérêts.
Il s’agit de prendre la voie du milieu : parler, agir et penser pour soi-même tout en écoutant et en aidant l’autre.
– Emmanuelle de Dardel


détacher les feuilles d’âme
les unes après les autres
les relire parfois une vie
sans comprendre s’en saisir
puis les récrire sur les nuages
avec de l’encre de toi
de l’encre d’étoile
hiéroglyphes du destin
immuables ou impermanents
toi seul décide
l’amour seul décide
– Emmanuelle de Dardel
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
Emmanuelle de Dardel
empreintes du temps
les yeux des oiseaux
dans le jardin du Rhin
ton ombre qui s’envole sur les murs
et ces églises partout
autour d’un soleil qui grandit
avec les âmes qui s’ancrent
– Emmanuelle de Dardel
la poésie ne (se) vit pas
« ce ne sont que des mots »
qui se balancent doucement
sur le fil du hasard
les uns à la suite des autres
ils ne soufflent ni espoir
ni rêves
ils traversent nos vies
comme des pantins en bois inanimés
ils ne sont ni nos yeux ni nos âmes
la poésie (se) vit
ce ne sont pas que des mots
qui se balancent doucement
sur le fil du hasard
les uns à la suite des autres
ils soufflent espoir et
rêves
ils ne traversent pas nos vies
comme des pantins en bois inanimés
ils sont nos yeux nos âmes
– Emmanuelle de Dardel
la poésie
pour dire
pour écrire
ce que tu
refuses
caches
rejettes
la poésie
pour parler
des tabous
indicibles
intangibles
d’une société
qui ferme les yeux
la poésie aussi
pour enchanter
pour adoucir
pour apaiser
pour reconstruire
les âmes brisées les âmes fortes
les cœurs transis les coeurs transistors
– Emmanuelle de Dardel
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…