quelques graines d’éternité pour les enfants du printemps qui chantent dans les champs l’éblouissement du soleil au vent de l’insouciance et des joies éphémères
quelques graines d’éternité à peine foulées par l’impertinence elles changent déjà le monde
La frontière des cantons La frontière des régions La frontière des langues La frontière des genres La frontière des pays La frontière des corps La frontière des pensées La frontière du respect La frontière des mondes La frontière des continents
Et pourtant, nous nous sommes rencontré.es
Écrire c’est (se) rencontrer, entre deux sourires, entre deux frontières, qu’elles soient intimes ou géographiques.
Écrire c’est changer, entendre, s’ouvrir et comprendre.
Le flot de paroles est incessant. Le flot de pensées est incessant. Le flot d’images, de commentaires, d’informations est incessant. Il y a bien sûr la tentation de tout abandonner. Beaucoup le font. Ils ne le disent pas, ils le font. C’est un acte puéril que de partir en claquant la porte. « J’en ai marre, […]
dans la fêlure du monde les mots prennent tout leur sens les actions insensibles et insensées l’indignation et l’insignifiance enchaînées à l’impuissance dans la fêlure du monde l’impossible et l’indifférence s’attachent à la réalité sans qu’on y prête attention et un jour les murs sont là dans la fêlure des âmes
dans l’éblouissement du monde garder les yeux purs oser voir et entendre ce qu’ils refusent malgré les griffons les fêlures sans fin
brisures obscurs opaques l’apathie l’inertie quand tout est nuit
ouvrir les yeux et les mains étoiler les trahisons chanter la mélodie du soleil voltiger les voies lactées dans l’ombre des jours à venir la mort est pour plus tard la mort est pour jamais
tout le poids du monde est porté par les petites-mains les impuissants les femmes les enfants et les victimes de Gaza et d’ailleurs la raison affleure sur le poids du monde
elle écrit de la poésie il lui parle de lessive de la poussière chez lui elle rêve d’un bon mari il lui propose d’être sa side-chick et de venir la voir dans son lit elle espère de la courtoisie il lui envoie billes billevesées niaiseries sottises et utopies elle préfère vivre en poésie plutôt qu’en hypocrisie et tromperie le monde va-t-il retrouver son âme sensible
Oui c'est exactement ça, merci Delphine