je ne céderai rien ni les lumières aux ombres ni les paroles aux silences ni les gentillesses aux abus je ne céderai rien si ce n’est ma verdeur à la sagesse ma candeur à la déconstruction ma naïveté à la clairvoyance je ne céderai rien si ce n’est ma loyauté mal placée
à travers les branches les ombres du temps se dessinent sur les rêves et s’agitent en douceur elles n’oublient rien si ce n’est ce qu’elles ignorent
l’odeur des trahisons flétrit l’instant précieux alors elles l’écrivent envers et contre elles-mêmes elles poétisent le malheur dans l’entrelac des jours
par grand froid et grand vent dans le silence du solstice d’hiver pendant les nuits plus longues que la vie ils montrent enfin leurs vrais visages
leur absence résonne sur la pierre gelée ils ne savent plus quoi dire démasqués défaits déchirés par leurs fausses personnalités leurs multiples relations cachées
leurs trahisons t’atteignent malgré tout et même si tu ne sais plus qui tu es ni ce que sont l’amour et l’amitié bientôt tu retrouveras ton chemin
à force de creuser les inconscients l’ombre s’évaporera de la distance naît la lucidité et de l’introspection renaît la lumière
Derrière les rideaux et les volets se cache tout un monde, prêt à bondir, prêt à abuser, au moindre faux pas. Ils sont toujours là, à l’affût, comme s’ils n’attendaient que ça. Ta chute, ta tristesse, ta déchéance. Il ne te reste qu’à partir. Tu n’es pas ce qu’ils veulent, ce qu’ils pensent. Garde toujours ta lumière, même si les ombres s’acharnent. Plus tu es lumineuse, plus les ombres s’acharnent. Plus les ombres s’acharnent, plus tu es lumineuse.
empreintes du temps les yeux des oiseaux dans le jardin du Rhin ton ombre qui s’envole sur les murs et ces églises partout autour d’un soleil qui grandit avec les âmes qui s’ancrent
ils portent tous un masque des masques pour cacher leur âme qui leur fait peur ils fuient leur ombre on ne les reconnaît pas ils ne se connaissent pas eux-mêmes l’apparence est trompeuse l’argent n’est pas le moteur se connaître demande temps courage efforts et énergie se connaître c’est vivre en solitude embrasser ses imperfections plonger dans ses peurs et grandir dans l’incertitude
la fille de l’ombre écrit des poèmes pour dorer les étoiles
– Emmanuelle de Dardel
Plus de 50 poétesses célèbres, dont plus de 20 incontournables, sur notre nouvelle anthologie de poésie féminine en ligne, poétesses 8 (clic). La poésie féminine est complémentaire à celle des hommes, car elle offre des visions et des idées qui aident à mieux se comprendre.
J’aime les ombres des jeunes feuilles fraîchement écloses du joli mois d’avril. Elles chantonnent doucement et se reflètent en finesse sur les sols murs routes. De l’art vivant éphémère. Rien que pour toi rien que pour moi. De l’art naturel pour les âmes tendres et curieuses.
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…