amour feint
elle cherche encore
toutes ces étoiles
dans ses yeux tristes
elle ne les a vues
qu’une seule fois
leur premier jour
c’est ainsi qu’elle sait
qu’il lui a menti
son amour était feint
– Emmanuelle de Dardel
elle cherche encore
toutes ces étoiles
dans ses yeux tristes
elle ne les a vues
qu’une seule fois
leur premier jour
c’est ainsi qu’elle sait
qu’il lui a menti
son amour était feint
– Emmanuelle de Dardel
quelques poussières d’or
des réminiscences d’étoiles
mortes il y a si longtemps
dans ces nuits froides de solitude
elles rallument les mains brisées
des phénix consumés
par la vie et ses vicissitudes
ou consumés par eux-mêmes
quelques poussières d’or
imprévisibles comme tout
à cueillir partout sur la neige
dans tes yeux dans son âme
– Emmanuelle de Dardel
à l’aube des jours
il est toujours temps
il reste l’espoir
de reprendre vie
et changer de route
ou renaître enfin
le crépuscule est un art
pour peu qu’on le voie
le chemin est voie
pour écrire ses rêves
même s’il faut s’enfuir
ailleurs loin de toi
et près des étoiles
là où les âmes vivent
– Emmanuelle de Dardel
Tout ce que j’écris en ce moment est impubliable. Trop personnel, trop intime, trop noir, trop déchirant, trop évident, trop… J’ai bien tenté de tout récrire de mille manières. Et c’est certain que j’y parviens, de temps à autre. Pourtant dans l’ensemble, plus j’avance, plus les textes deviennent impubliables, moins je parviens à les récrire. Ce sont des notes de mon inconscient, qui ne sont déjà plus inconscientes mais pas encore acceptables. Alors je les laisse dormir d’un œil, là dans mon cahier ou dans mon téléphone intelligent. Je ne les oublie pas, chaque texte est un nouveau fragment de mon nouveau moi. Je ne les oublie pas, je ne peux juste pas les publier. Je ne les oublie pas, ils sont indicibles mais présents. Comme des morceaux aléatoires d’étoiles au vent de la sagesse et de l’avenir.
– Emmanuelle de Dardel
moisson d’étoiles
au crépuscule sombre et froid
dans l’obscurité trop rapide
à l’horizon de ton cœur
dans tes yeux
les astres crépitent aussi
pour voir l’invisible
quand tu ouvres ton regard
– Emmanuelle de Dardel
dans le feu de l’hiver
les mains tendues sont froides mais tendres
rares mais vives et présentes
tes yeux brillent malgré tout
les étoiles sont des perles sur ton collier de vie elles sont immortelles maintenant
– Emmanuelle de Dardel
vivre sans toi
c’est nager dans les nuages
blancs et noirs de la vie
sans étoiles
sans feux de bois
en contrepartie
j’ai rallumé mon propre univers
et je ne laisserai plus personne
l’approcher ou l’éteindre
sans un regard sans un égard
– Emmanuelle de Dardel
PS : Je posterai et vous lirai moins régulièrement ces prochains temps, car j’ai besoin de repos. Merci pour votre présence et votre compréhension.
sous leur couverture
de brume et de nuages
les étoiles s’endorment
doucement paisiblement
comme de petits anges
aux ailes diaphanes
et aux âmes éthérées
– Emmanuelle de Dardel
récrire les mots maudits
en mots tendres et lumineux
pour reconstruire les âmes
récrire les mots dits
en maux tendres et lumineux
devenir étoile
récrire les maux dits
mots tendresse et lumière
devenir étoile
– Emmanuelle de Dardel
Trois versions différentes, imbriquées les unes dans les autres. Quel poème préférez-vous ?
Et après la publication de 100 articles dans l’anthologie de poésie féminine en ligne, avec Delphine Garcia @astres_lies, je fais une pause. Nous avons énormément travaillé pour créer une belle anthologie… et je dois maintenant me ressourcer, pour avoir du temps pour écrire ma propre poésie. Il n’en reste pas moins que c’est un travail considérable, entre la création du site, la recherche des textes et la gestion. J’espère que cela vous plaira. Nous reprendrons les publications dans quelques temps.
elle porte ses étoiles
en étole de soie légère
comme un nuage d’été
– Emmanuelle de Dardel
Merci Gilles, si ton ange est aussi inspiré, ça me va droit aux étoiles. Il reste encore bien des sourires…