Fil d’or
Le poème est un fil d’or qui relie l’invisible au monde.
– Emmanuelle de Dardel
Le poème est un fil d’or qui relie l’invisible au monde.
– Emmanuelle de Dardel
un dernier rayon d’été
arrose les maisons de lumière dorée
avant de se coucher au loin
jusqu’au printemps prochain
les anges des nuages
se donnent la main au loin
à travers l’invisible
au-delà des murs
rien ne les sépare
à part le vent
à part le temps
– Emmanuelle de Dardel
Le silence est le plus puissant de tous les mépris. C’est une arme de destruction de l’âme. Et c’est un mur invisible, intangible et insurmontable. Il vaut mieux prendre un peu de temps pour dire les choses, parler de ce qui dérange, échanger à propos de sa vision du monde, souvent très différente de ce que l’autre vit et pense. La communication franche et honnête est un grand pas vers l’autre et vers soi. A quoi bon, sinon ?
– Emmanuelle de Dardel
Un papillon blanc volète de-ci, de-là, sur le chemin du soleil et de la lumière tendre, sans plus s’inquiéter des hommes outre mesure. Il volète paisiblement sur l’air chaud, sur les rayons invisibles des réminiscences du soleil, porté par ses envies, ses échecs et ses oublis. Ses fines ailes blanches battent au rythme des cœurs, au rythme de l’été. Et plus il avance sur son présent, plus son passé s’évapore, bientôt invisible. Son avenir n’est pas la somme de son passé et son présent. Son destin est un présent et quelques bribes indiscernables d’un passé incompris. Éphémère, il meurt en laissant des traces, des liens, des joies, des haines, et parfois un héritage culturel ; des couleurs entrelacées sur un tableau ; des mots entremêlés dans un livre ; des mouvements sans fin dans une chorégraphie du monde ; des sons qui chantent sur le papier et dans les cœurs…
– Emmanuelle de Dardel
toutes ces fleurs éteintes
les pétales se recroquevillent
tout à coup beiges et marron pâle
puis poudre de pétales poudre de rêves
les récolter une par une
dans un pot-pourri du passé
qui enchante les âmes tristes
c’est un rappel des amitiés oubliées
qui ne mourront jamais quoi qu’il arrive
elles restent là même absentes mêmes invisibles
– Emmanuelle de Dardel
ouvrir les fenêtres du printemps
respirer l’amour et la joie
dans chaque étreinte de soleil
dans chaque sourire d’étoile
écouter la vie secrète qui pépille
les feuilles qui pétillent sous la pluie
ceux qui savent encore cultiver
les bonheurs de l’invisible
ouvrir les fenêtres du monde
– Emmanuelle de Dardel
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…