comme un chemin

entre chien et loup
la liberté ouvre ses ailes
au bord du chaos
la vérité montre ses griffes
en arrivant sur les étoiles 
on découvre la vie
peut-être trop tard

et si les tsunamis
n’étaient là que pour fendre
nos armures impossibles
libérer nos cœurs en cage
de nos inconscients collectifs
seules les belles âmes savent
que l’amour vrai et pur se chérit
comme un chemin en soi 

– Emmanuelle de Dardel

présence

quand on entre
dans la détresse
ce qui compte
c’est la présence
de l’autre et de
soi-même

c’est la présence
qui guérit l’âme
adoucit le jour
petit à petit
ces cœurs sensibles
qui tendent la main

– Emmanuelle de Dardel

soi toi-m’aime

je surnage ma vie
je nage je plonge
je crawle je brasse
je coule
je coule à pic
je me noie
je perds pied
je perds mon âme
je perds la vie
celle qui me rendait malade
celle des abuseurs en libre-service
profiteurs traîtres menteurs trompeurs manipulateurs
ceux qui ne disent pas tout
ceux qui m’utilisent pour leurs desseins

je renais
sans eux sans toi
avec moi
phénix dragon monstre des profondeurs
je renais en poésie
de poésie
pure poésie
moi-même
moi-m’aime
sans masques de bienséance
sans injonctions contradictoires
sans t’oublier
sois toi-même mais pas trop
soi toi-m’aime mais tais-toi
sois douce polie modeste et charmante
et accepte l’impossible indicible inavouable

je vis sans toi
dans l’
invisible
incertitude
infini
ailleurs
et ici
nous ne sommes qu’un
pourquoi t’acharner à me mourir

– Emmanuelle de Dardel

chemin

dans la déchirure 
j’écris les rêves
et les espoirs
de plus en plus
près du soir
de mieux en mieux
vers le soi
j’écris les rêves
et les espoirs

– Emmanuelle de Dardel

Pourquoi écrire ?

C’est en écrivant que je comprends mieux le monde. Je réfléchis à chaque mot et chaque conséquence. Les actions des autres et mes actions propres sont plus claires. Écrire aide à affiner ses pensées et ses actions, imbriquées les unes dans les autres. La forme importe peu tant que j’avance, que j’aime ce que je crée, que je produis du sens.

Et je m’appuie aussi bien sur les auteurs et autrices du passé que sur ceux et celles d’aujourd’hui. Ils et elles apportent des savoirs complémentaires. L’historique est aussi important que le présent et le futur. C’est en réfléchissant et en écrivant à la fois sur les écrits du passé, du présent, que je peux enrichir mon savoir, mes textes et mon âme. Écrire c’est comprendre et agir.

– Emmanuelle de Dardel

Éclaboussure

Une forme d’éloignement
Sur une goutte de mélancolie
Comme le ricochet d’une poésie éternelle

– Gérard Mornet

plus ils s’observent plus ils s’illusionnent
alors quand l’esprit s’échappe
revenir dans son corps revenir à soi

– Emmanuelle de Dardel