Fulgurance
Voir le printemps naissant et mourir.
– Emmanuelle de Dardel
Voir le printemps naissant et mourir.
– Emmanuelle de Dardel
Tout change et pourtant rien ne meurt.
– Emmanuelle de Dardel

je ne céderai rien
ni les lumières aux ombres
ni les paroles aux silences
ni les gentillesses aux abus
je ne céderai rien
si ce n’est
ma verdeur à la sagesse
ma candeur à la déconstruction
ma naïveté à la clairvoyance
je ne céderai rien
si ce n’est ma loyauté mal placée
– Emmanuelle de Dardel
au détour du hasard
le sourire d’une enfante
inonde le monde
d’innocence
de douceur
d’espoir
l’inattendu est le rêve
d’un monde pur
– Emmanuelle de Dardel
la vie est imprévisible
toi aussi moi aussi
nous aussi
et pourtant le chemin tracé
ne mène pas à la liberté
plus on s’en approche
plus elle s’échappe
l’incertitude
nous fait vivre
– Emmanuelle de Dardel
Est-ce que nous savons vraiment qui nous sommes, tout au fond de nous ? Ou est-ce que nos âmes sont enfouies sous des injonctions et des paradoxes sans fin ? Souvent, nous osons à peine dire la réalité, de peur de blesser les autres. Ce faisant, nous nous blessons nous-mêmes. Et quand nous partageons notre réalité, c’est au détriment d’autrui. Après avoir passé une vie à apprendre à se taire, nous faisons ensuite l’expérience de dire les choses (doucement).
– Emmanuelle de Dardel
à travers les branches
les ombres du temps
se dessinent sur les rêves
et s’agitent en douceur
elles n’oublient rien
si ce n’est ce qu’elles ignorent
l’odeur des trahisons
flétrit l’instant précieux
alors elles l’écrivent
envers et contre elles-mêmes
elles poétisent le malheur
dans l’entrelac des jours
– Emmanuelle de Dardel
Souris-moi, illumine-moi, élève-moi, et je saurai que tu m’aimes vraiment.
– Emmanuelle de Dardel
au fil des jours
qui s’allongent et s’étirent
comme un chat heureux
redécouvrir la simplicité
à chaque nouvel éveil
des jours généreux
promesse du temps
– Emmanuelle de Dardel
entre chien et loup
la liberté ouvre ses ailes
au bord du chaos
la vérité montre ses griffes
en arrivant sur les étoiles
on découvre la vie
peut-être trop tard
et si les tsunamis
n’étaient là que pour fendre
nos armures impossibles
libérer nos cœurs en cage
de nos inconscients collectifs
seules les belles âmes savent
que l’amour vrai et pur se chérit
comme un chemin en soi
– Emmanuelle de Dardel
Bonjour, et pourtant on avance malgré ou avec les autres, même sur la route du hasard. Le tout est de…