les arbres sourient ils savent qu’aujourd’hui on parle sans peur on dit ce qu’on pense avec gentillesse et respect les rires sont souvent hypocrites mais la solitude révèle les absents ceux qui ne parlent plus les oiseaux sourient Les arbres respirent
La libellule change, mue, et devient elle-même, inexorablement. Cela les suprend chaque printemps, un peu davantage. Ils ne la connaissent plus. Elle ne se reconnaît plus non plus elle-même, n’a plus les mêmes pensées, ni les mêmes poésies en elle. Déstabiliser son monde, ne serait-ce pas sa force, en fin de compte ?
écarter les scories plonger sans peur dans ses émotions dégonfler son ego ego ego revenir à l’essence du monde l’insouciance les rires l’amour oser son meilleur soi garder les ombres sous la loupe des lumières assagies peut-être est-ce un rêve peut-être est-ce la réalité qui peut prétendre tout connaître si ce n’est les prétentieux le monde n’appartient pas aux présomptueux mais aux déconstruits ceux qui alchimisent le bien et le mal
je ne céderai rien ni les lumières aux ombres ni les paroles aux silences ni les gentillesses aux abus je ne céderai rien si ce n’est ma verdeur à la sagesse ma candeur à la déconstruction ma naïveté à la clairvoyance je ne céderai rien si ce n’est ma loyauté mal placée
la vie est imprévisible toi aussi moi aussi nous aussi et pourtant le chemin tracé ne mène pas à la liberté plus on s’en approche plus elle s’échappe l’incertitude nous fait vivre
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…