blog de poésie
sans titre
les bourgeons grandissent
doucement
sous le soleil tendre d’avril
ils se nourrissent des mots oubliés
laissés nonchalamment dans l’air
par un amour impossible
les bourgeons grandissent
de cet enchantement
naît enfin le printemps
– Emmanuelle de Dardel
Fulgurance
Voir le printemps naissant et mourir.
– Emmanuelle de Dardel
Impermanence
Tout change et pourtant rien ne meurt.
– Emmanuelle de Dardel

sans titre
je ne céderai rien
ni les lumières aux ombres
ni les paroles aux silences
ni les gentillesses aux abus
je ne céderai rien
si ce n’est
ma verdeur à la sagesse
ma candeur à la déconstruction
ma naïveté à la clairvoyance
je ne céderai rien
si ce n’est ma loyauté mal placée
– Emmanuelle de Dardel
l’inattendu
au détour du hasard
le sourire d’une enfante
inonde le monde
d’innocence
de douceur
d’espoir
l’inattendu est le rêve
d’un monde pur
– Emmanuelle de Dardel
imprévisible
la vie est imprévisible
toi aussi moi aussi
nous aussi
et pourtant le chemin tracé
ne mène pas à la liberté
plus on s’en approche
plus elle s’échappe
l’incertitude
nous fait vivre
– Emmanuelle de Dardel
Se taire ou parler
Est-ce que nous savons vraiment qui nous sommes, tout au fond de nous ? Ou est-ce que nos âmes sont enfouies sous des injonctions et des paradoxes sans fin ? Souvent, nous osons à peine dire la réalité, de peur de blesser les autres. Ce faisant, nous nous blessons nous-mêmes. Et quand nous partageons notre réalité, c’est au détriment d’autrui. Après avoir passé une vie à apprendre à se taire, nous faisons ensuite l’expérience de dire les choses (doucement).
– Emmanuelle de Dardel
les ombres
à travers les branches
les ombres du temps
se dessinent sur les rêves
et s’agitent en douceur
elles n’oublient rien
si ce n’est ce qu’elles ignorent
l’odeur des trahisons
flétrit l’instant précieux
alors elles l’écrivent
envers et contre elles-mêmes
elles poétisent le malheur
dans l’entrelac des jours
– Emmanuelle de Dardel
Élève-moi
Souris-moi, illumine-moi, élève-moi, et je saurai que tu m’aimes vraiment.
– Emmanuelle de Dardel
dans nos yeux
au fil des jours
qui s’allongent et s’étirent
comme un chat heureux
redécouvrir la simplicité
à chaque nouvel éveil
des jours généreux
promesse du temps
– Emmanuelle de Dardel

Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…