blog de poésie
révolte des tendres
la fille lavande
susurre des sons rauques
cette autre
dépose un insecte
sur le bois avec douceur
pendant ce temps
le sirocco malicieux
s'engouffre dans l'aile du soleil
et porte les mots du renouveau
la révolte des tendres est en marche
les ombres délicates s'agitent
en rythme et les chants d'oiseaux
s'éclairent comme venus d'ailleurs
sous le regard d'un papillon blanc crème
- Emmanuelle de Dardel
déjouer la faiblesse
ce sont les défaites des soleils
qui forgent des jours
dont la puissance se compare
à la pureté des chants d’oiseaux
à l’immensité des étoiles
– Emmanuelle de Dardel
pensée 2
sortir du cadre
sortir de la page
des codes attendus
des codes poétiques
des codes poetiques féminins
– Emmanuelle de Dardel
Souffle !
Quand il n’y a plus assez d’étoiles dans le ciel, elle en souffle quelques-unes, de celles qu’elle a en réserve dans son cœur ou dans son âme, elle ne sait pas bien. Comme cette petite fille, perdue dans ces si grands champs de fleurs, qui apprenait à souffler les aigrettes des dandelions.
– Emmanuelle de Dardel
Différences
On se surprend souvent à croire ou penser que les autres sont comme nous. On a compris ou on comprend peu à peu que c'est un cliché, cela nous rassure et cela nous aide à échanger entre nous.
Pourtant rien n'est plus faux, nous sommes toutes et tous très différents. Si nous étions des fleurs, nous serions chacune et chacun d'une espèce. Nous sommes biodivers, de formes, tailles, couleurs aussi variés que nos rêves, et espoirs.
Nous sommes une fleur, nous sommes des fleurs. Et si j'étais moi-même une fleur, je serais cette petite fleur sauvage des Alpes du Jura, violet tendre, aux pétales aussi grands qu'une tête d'épingle, et au cœur blanc.
Je voudrais aussi être une belle rose jaune pâle, comme un soleil oublié, d'avoir vu trop de vérités. Je serais aussi un hibiscus aux couleurs vives et éclatantes, avec un pistil plus grand que sa corolle. Et puis je serais aussi cette fleur de souci que je cultive chaque année et qui a choisi d'essaimer entre le mur et le béton.
Je suis une fleur. Je suis toutes les fleurs aussi. Mais je ne suis qu'une seule fleur. Je suis une fleur.
- Emmanuelle de Dardel
tout l’or
tout l’or des larmes
dans tes yeux et
ton cœur
n’y suffiront pas
– Emmanuelle de Dardel
la poésie
la poésie
pour apprendre à respirer la beauté
s’éblouir aux soleils de la nuit
se réchauffer aux âmes tendres
s’inonder de gentillesse
réparer les méandres du temps
et regarder la vie sous son vrai jour
– Emmanuelle de Dardel
PS : J’essaie de retrouver un bon rythme entre l’écriture et le travail sur l’anthologie.
fulgurance 5
les étoiles soufflent sur le monde
le temps d’un soupir
et les âmes s’ouvrent à la vie
– Emmanuelle de Dardel

Les poétesses de l’anthologie sont maintenant classées par ordre chronologique, pour voir quand elles ont vécu les unes par rapport aux autres.
insignifiance
quelques graines d’éternité
pour les enfants du printemps
qui chantent dans les champs
l’éblouissement du soleil
au vent de l’insouciance
et des joies éphémères
quelques graines d’éternité
à peine foulées par l’impertinence
elles changent déjà le monde
– Emmanuelle de Dardel
Fulgurance 4
Les cœurs tristes deviennent des étoiles.
- Emmanuelle de Dardel
Pourquoi une anthologie de poésie féminine ?

Il fait suite à une lecture qui m'a marquée. Merci beaucoup à toi Barbara