blog de poésie
perdu
si tu joues avec mon cœur
tu vas perdre mon âme
mais si tu joues avec mon âme
tu vas perdre ton coeur
– Emmanuelle de Dardel
vivre
à l’aube des jours
il est toujours temps
il reste l’espoir
de reprendre vie
et changer de route
ou renaître enfin
le crépuscule est un art
pour peu qu’on le voie
le chemin est voie
pour écrire ses rêves
même s’il faut s’enfuir
ailleurs loin de toi
et près des étoiles
là où les âmes vivent
– Emmanuelle de Dardel
le vent est une mésange
écoute le vent
il te parle à travers les branches
c’est lui qui souffle
l’espoir et le changement
et si le vent est sans voie(x)
la course des jours rêves et joies
est le plus beau des messages
de l’à venir de l’avenir
ne reste pas où on te tolère
va là où on te célèbre
cours vers ton aventure
le vent est une mésange
– Emmanuelle de Dardel
là
là où tu choisis de rester
c’est là que ton cœur respire
pour toujours dans les fleurs des champs
dans les feuilles d’arbres
les soupirs du vent
l’atmosphère du lieu
et même si je ne suis plus là
mon âme viendra encore
humer avec joie et délicatesse
la douceur des instants partagés
la nature qui ne fait qu’un
avec celles et ceux qui se laissent envahir
dans leur sang
comme une maison de l’infini
– Emmanuelle de Dardel
le conscient libère
dans leur empressement
ils oublient si souvent
de dire qu’ils sont mariés
et qu’ils veulent baiser
ne te fais pas avoir
ce n’est qu’un faire-valoir
pour tromper leur ennui
de maris éconduits
plutôt que d’affronter
la culpabilité
ils préfèrent mentir
et tout anéantir
pour quelques battements
nommés égarements
l’honnêteté variable
d’amants insatiables
mais le plus dramatique
chez tous ces parasites
c’est qu’ils ferment leurs yeux
et se prétendent pieux
c’est la définition
des manipulations
et tous ceux qui s’en cachent
ne sont que des potaches
– Emmanuelle de Dardel
Notes de mon inconscient
Tout ce que j’écris en ce moment est impubliable. Trop personnel, trop intime, trop noir, trop déchirant, trop évident, trop… J’ai bien tenté de tout récrire de mille manières. Et c’est certain que j’y parviens, de temps à autre. Pourtant dans l’ensemble, plus j’avance, plus les textes deviennent impubliables, moins je parviens à les récrire. Ce sont des notes de mon inconscient, qui ne sont déjà plus inconscientes mais pas encore acceptables. Alors je les laisse dormir d’un œil, là dans mon cahier ou dans mon téléphone intelligent. Je ne les oublie pas, chaque texte est un nouveau fragment de mon nouveau moi. Je ne les oublie pas, je ne peux juste pas les publier. Je ne les oublie pas, ils sont indicibles mais présents. Comme des morceaux aléatoires d’étoiles au vent de la sagesse et de l’avenir.
– Emmanuelle de Dardel
(Dé)raison
Dans la déraison la raison d’être.
– Emmanuelle de Dardel
lucioles
certains soirs d’hiver
elle court vers la lumière
pour en attraper chaque parcelle
et les retenir dans son cœur
comme des lucioles d’or
– EmmanuelledeDardel
Bonne année et bonne santé à toutes et tous. Que cette nouvelle année vous soit douce et enrichissante. Merci pour votre présence, Emmanuelle
solstice
moisson d’étoiles
au crépuscule sombre et froid
dans l’obscurité trop rapide
à l’horizon de ton cœur
dans tes yeux
les astres crépitent aussi
pour voir l’invisible
quand tu ouvres ton regard
– Emmanuelle de Dardel
Antinomie
La poésie est le dernier recours des oubliés, et pourtant c’est la seule littérature qu’on parcourt toutes de l’enfance à la mort.
La poésie est le dernier recours des oubliées, et pourtant c’est la seule littérature qu’on parcourt tous de l’enfance à la mort.
La poésie est le dernier recours des oubliés, et pourtant c’est la seule littérature qu’on parcourt tous de l’enfance à la mort.
La poésie est le dernier recours des oubliées, et pourtant c’est la seule littérature qu’on parcourt toutes de l’enfance à la mort.
– Emmanuelle de Dardel
Exercice de démonstration de l’importance du genre en littérature. Quelle est la version qui vous parle le plus et pourquoi ? La plus inclusive ? La plus exclusive ? La plus représentative ? La plus sérieuse ? La plus légère ?

Merci Gilles, si ton ange est aussi inspiré, ça me va droit aux étoiles. Il reste encore bien des sourires…