à travers les branches les ombres du temps se dessinent sur les rêves et s’agitent en douceur elles n’oublient rien si ce n’est ce qu’elles ignorent
l’odeur des trahisons flétrit l’instant précieux alors elles l’écrivent envers et contre elles-mêmes elles poétisent le malheur dans l’entrelac des jours
au fil des jours qui s’allongent et s’étirent comme un chat heureux redécouvrir la simplicité à chaque nouvel éveil des jours généreux promesse du temps
un florilège de vie remplit l’air dru par-delà les mots bien avant la poésie le temps n’y résiste pas et l’espoir fou des arbres ils se mirent dans les nuages qui chantent le printemps naissant
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…