Une poétesse qui parle aussi de nuages. Plus je relis son poème, plus je le ressens en profondeur. Vous connaissez cette autrice ? Voici son article sur l’anthologie Poétesses 8. J’en profite pour vous dire que nous sommes maintenant 4 co-autrices. Plus d’informations sur la page à propos de l’anthologie.
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
sous leur couverture de brume et de nuages les étoiles s’endorment doucement paisiblement comme de petits anges aux ailes diaphanes et aux âmes éthérées
et quand le soleil se réveille moins vite les oiseaux pépient moins fort l’oiseau au ramage exotique s’est envolé les nuages pleurent tout à coup souvent le vent danse la sarabande avec les feuilles le coucou revient coucouler quatre fois et l’on se prend déjà à regretter l’ardeur la chaleur l’intensité la poésie des douces soirées d’été
les nuages sont tombés et ceux que j’ai accrochés au vent regardent ailleurs aujourd’hui fatigués par l’impossible ils se désintéressent du monde sa course immuable ne fait plus recette le temps s’enfuit les valeurs se dégonflent comme des ballons en plastique il me reste à reconstruire tout ce qui s’efface chaque jour peut-être y parviendrai-je en attendant je lis les poétesses oubliées et trouve dix mille réponses aux questions que j’ignorais avoir
– Emmanuelle de Dardel
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Se laisser emporter par le bruit des vagues qui viennent se briser sur les rochers alignés au bord de la plage d’herbe. Dans un sourire la lune nous regarde et nous caresse l’âme, à travers un rayon de lumière. De ces rayons qui chantent dans la nuit tombante et qui laissent des réminiscences d’étoiles accrochées aux sommets des arbres, au bord des nuages et dans les cœurs sensibles.
Merci Gilles, si ton ange est aussi inspiré, ça me va droit aux étoiles. Il reste encore bien des sourires…