lumière
dans chacun de ses mots
la vérité s’ébroue
à chaque respiration
– Emmanuelle de Dardel
dans chacun de ses maux
la vérité s’écroue
à chaque expiration
– Charly Dufaud
#dimanche #duopoetique
dans chacun de ses mots
la vérité s’ébroue
à chaque respiration
– Emmanuelle de Dardel
dans chacun de ses maux
la vérité s’écroue
à chaque expiration
– Charly Dufaud
#dimanche #duopoetique
Quand le réel s’entrechoque avec sincérité, dans les mots, dans les photos, c’est la vie qui jaillit sans freins, enfin. Faire semblant est si facile. Mener une autre vie est si tentant. Mais dire le réel est une gageure, un challenge sans fin, dans un monde dédié aux apparences, à la richesse et au pouvoir, dans une société qui oublie les âmes, la profondeur, les non-dits. Le réel est un baume de tendresse.
– Emmanuelle de Dardel
dans chacun de ses mots
la vérité s’ébroue
à chaque respiration
– Emmanuelle de Dardel
le souffle de ses mots
perce le mur du silence
et de l’aveuglement
– Philippe Petit
les mots brûlent
les mains la bouche
ils veulent dire
mais je ne veux pas
je ne peux pas
les mots brûlent
ils enragent
je dois les taire
on n’en veut pas
ils sont
indicibles
indésirables
– Emmanuelle de Dardel
Au cours d’une discussion, j’ai encore entendu ce cliché « ce n’est que des mots, ça ne va pas te faire de mal. Tu laisses passer au-dessus de ta tête et c’est bon… »
Non, ce ne sont pas que des mots. Les mots représentent et construisent le réel. Ce sont grâce à eux qu’on apprend à l’école et qu’on construit sa personnalité.
Ce sont ces mots qui nous permettent de nous exprimer et de discuter avec les autres. D’écrire et de lire. De faire des études, de travailler, de lire le journal, de lire des livres, des romans, de la poésie, des nouvelles…
Ils font plaisir quand ils sont tendres et doux. Parfois même, les mots sourient, font des clins d’œil, caressent, tremblent de joie et rient. Ils éclatent de rire, et ont même des fous rires.
Les mots guérissent aussi. Ils confortent, rassurent, soutiennent, cherchent des solutions, sont présents dans le malheur et la tristesse. Quand plus rien ne va et que plus personne n’est là.
Souvent, les mots attendent. Ils attendent l’autre, ils attendent le mot juste. Ils attendent le bon moment. Ils attendent tellement que c’est alors trop tard. Plus tard devient trop tard.
Enfin, les mots partent, fuient, chassent. Ils hurlent aussi. Ils frappent, tapent, donnent des coups de pied, des gifles, des coups de poing. Ils dépècent, ils mettent en morceaux, ils vident. Les mots tuent aussi. Les mots tuent les relations, tuent les âmes, tuent les cœurs.
Alors non, ce ne sont pas que des mots. Ils sont le reflet du réel et de nous-mêmes. Les mots nous constituent. Ils sont la colonne vertébrale de notre parole, de notre personnalité, de notre âme. Et ils sont l’alphabet des écrivains et des poètes.
– Emmanuelle de Dardel
dans ses mots
des aveux
d’impuissance
dans ses yeux
des étoiles
de vie
– Emmanuelle de Dardel
les mots sont précieux
comme des anges
aux ailes abîmées
– Emmanuelle de Dardel
Un poème à deux voix
Capture les rimes
Et les âmes à l’unisson
– Gérard Mornet
dans chacun de ses mots
la vérité s’ébroue
à chaque respiration
– Emmanuelle de Dardel
Le viol est un crime invisible. Quand l’amour mène au crime, c’est une « grave infraction à la loi morale et à la loi civile » selon le Larousse. Ce n’est pas de l’amour, c’est un homicide, un meurtre, un assassinat.
On ne meurtrit pas la personne qu’on aime, chaque jour insensiblement, lentement, peu à peu, en abusant d’elle sous la contrainte. On la respecte, considère, soigne, choie, chérit, protège, et on grandit ensemble en se tirant vers le haut.
– Emmanuelle de Dardel
©️✍️
les mots rapprochent les cœurs
quand ils sont francs et authentiques
mais dès que les secrets s’emmêlent
les âmes s’éloignent insensiblement
– Emmanuelle de Dardel
Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…