se laisser envahir

A Valentina

entre les effluves des fleurs

la joie des herbes folles

les promesses des fruits mûrs

la caresse du soleil sur la peau

les pétales emportés par le vent

dans un ballet délicat

et l’espoir des embruns légers

le bord du lac et ses galets froids

se transforme en un havre de bonheur

rempli de fragrances douces

et de sensations d’été

comme un baiser d’amour vrai

qui éveille l’âme dans sa profondeur

comme un élixir de vie

l’univers dans une goutte

un mélange divin de mille senteurs

d’images aux harmonies enivrantes

et de sensations pures et grisantes

se laisser envahir par la beauté du monde

c’est la poésie du monde qui nous entoure

lorsque l’on ouvre les yeux

lorsque l’on ose être soi et recevoir

lorsque l’on est vulnérable

c’est la poésie du printemps

c’est la poésie du cœur

emmanuelle de dardel

Le silence

Le silence de la nuit fit écho au silence en elle. Peu à peu, elle comprit que c’est du silence que naissent les poésies. Un silence qui a bien des visages : oppressant, doux, libérateur, enchanteur, extraordinaire, trompeur, impensable ou traître. Un peu à l’image de l’homme en général, celui que l’on croit connaître puis qui se montre sous un autre jour, parfois décevant, parfois renversant, souvent inattendu.

Emmanuelle de Dardel

Où ?

Au bord d’un nuage

Son coeur est tombé dans l’ombre

Il palpite encore

Regarder le monde

Avec des yeux purs d’enfant

Voir le bon partout

On construit des murs

On barricade les portes

On ne parle plus

Lent apprentissage

Monde égoïste et jugements

Centré sur l’avoir

Où est caché l’être

Avec ses rêves d’enfant

Et ses cris de joie ?

Emmanuelle de Dardel