La vie

La vie est un éternel paradoxe. (Sur)vivre est une bataille de chaque instant. L’amitié peut mourir en un soupir imperceptible. L’amour apparaît quand on est aligné, quand le cœur, l’esprit et l’âme battent pour les mêmes causes ; quand on dit ce qu’on fait et qu’on fait ce qu’on dit. L’amour c’est aussi grandir ensemble dans le respect et les défis.

Il serait si facile de tout abandonner, pourtant on s’y refuse. Chaque matin on choisit de poursuivre la journée d’hier ou recommencer une nouvelle vie. Seuls les (cœurs d’) enfants voient la réalité sans attentes, car ils ne connaissent pas la valeur de l’argent. Les rêves sont les seules choses que l’on peut rendre tangibles.

On oublie souvent de s’aimer soi-même, bien que l’on soit la personne la plus importante de notre vie. Chaque rupture nous ouvre davantage à notre vraie personnalité. La colère est notre meilleure amie. Plus on recherche la lumière (des étoiles), plus on est conscient de la richesse de la nuit, révélatrice.

La solitude n’est pas synonyme de malheur. L’absence est la signature de l’amour. La mort nous apprend à vivre intensément. Quand allons-nous accepter ces paradoxes ?

– Emmanuelle de Dardel

Un texte ou une suite d’aphorismes, d’un trait d’un jet. L’inspiration et l’écriture changent, au gré du vent, des rencontres, de l’acceptation des choses, des textes qui aimeraient voir le jour…

estompé

toutes ces fleurs éteintes
les pétales se recroquevillent
tout à coup beiges et marron pâle
puis poudre de pétales poudre de rêves
les récolter une par une
dans un pot-pourri du passé
qui enchante les âmes tristes
c’est un rappel des amitiés oubliées
qui ne mourront jamais quoi qu’il arrive
elles restent là même absentes mêmes invisibles

– Emmanuelle de Dardel

renouveau

et quand les pétales se fanent
ils tombent doucement sur le sol
balayés au loin par les pas des hommes et les vents du temps
puis d’autres fleurs s’ouvrent peu à peu
au fil des jours sous le soleil d’une vie

et quand les amitiés s’effacent
on revit espoirs et trahisons
bonheurs et déceptions se mélangent sans fin
puis d’autres mains se tendent dans la nuit
peut-être plus franches plus vulnérables

– Emmanuelle de Dardel

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