blog de poésie

Métamorphose

L’espoir fait vivre et les mots changent des vies, un poème après l’autre.

– Emmanuelle de Dardel

Les vers enivrent parfois et dérangent des si, un je t’aime après l’autre.

– Charly Dufaud

impensable

cela peut nous arriver à tous
la famine comme à Gaza
l’indigence
le manque

toutes ces plaies que l’on refuse

nous faisons semblant de les ignorer
ou nous sommes dans le déni
pour ne pas voir la réalité

parce que cela fait peur
que c’est impensable
que ça n’arrive qu’aux autres

mais cela peut nous arriver
à tous et à toutes
au détour d’un chemin
au croisement de l’impossible

– Emmanuelle de Dardel

regrets

et quand le soleil se réveille moins vite
les oiseaux pépient moins fort
l’oiseau au ramage exotique s’est envolé
les nuages pleurent tout à coup souvent
le vent danse la sarabande avec les feuilles
le coucou revient coucouler quatre fois
et l’on se prend déjà à regretter l’ardeur
la chaleur l’intensité la poésie
des douces soirées d’été

– Emmanuelle de Dardel

poudre

à travers la pluie
l’orage
la nuit
l’oubli
le soleil s’immisce doucement
il poudre les feuilles
les murs
les peaux
les âmes
et rend le monde plus beau
il brasille à nouveau
son cœur bat au rythme de l’espoir

– Emmanuelle de Dardel

Miroir

Nous sommes rebutés pas les souffrances des autres mais nous apprécions leur art, celui qui transmute les souffrances en une vision esthétique et idéale ; celui qui met à distance les traumatismes en nous donnant des clés de compréhension ; celui qui explique les chemins de souffrances, en nous évitant d’y plonger intégralement ; celui qui nous aide à grandir mieux, plus vite, plus profondément, plus intensément.

– Emmanuelle de Dardel

mille ans

dans le miroir du temps
les vérités se révèlent doucement
cela prend parfois mille ans
et même si les masques tombent
on respire tous un peu mieux

– Emmanuelle de Dardel

ils sont tombés

les nuages sont tombés
et ceux que j’ai accrochés au vent
regardent ailleurs aujourd’hui
fatigués par l’impossible
ils se désintéressent du monde
sa course immuable
ne fait plus recette
le temps s’enfuit
les valeurs se dégonflent
comme des ballons en plastique
il me reste à reconstruire
tout ce qui s’efface chaque jour
peut-être y parviendrai-je
en attendant je lis
les poétesses oubliées
et trouve dix mille réponses
aux questions que j’ignorais avoir

– Emmanuelle de Dardel


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Papillon blanc

Un papillon blanc volète de-ci, de-là, sur le chemin du soleil et de la lumière tendre, sans plus s’inquiéter des hommes outre mesure. Il volète paisiblement sur l’air chaud, sur les rayons invisibles des réminiscences du soleil, porté par ses envies, ses échecs et ses oublis. Ses fines ailes blanches battent au rythme des cœurs, au rythme de l’été. Et plus il avance sur son présent, plus son passé s’évapore, bientôt invisible. Son avenir n’est pas la somme de son passé et son présent. Son destin est un présent et quelques bribes indiscernables d’un passé incompris. Éphémère, il meurt en laissant des traces, des liens, des joies, des haines, et parfois un héritage culturel ; des couleurs entrelacées sur un tableau ; des mots entremêlés dans un livre ;  des mouvements sans fin dans une chorégraphie du monde ; des sons qui chantent sur le papier et dans les cœurs…

– Emmanuelle de Dardel

Les failles

On aimerait ne voir que la beauté
Que la vie reste belle et pure
Que les relations soient sincères et respectueuses
Qu’il n’y ait ni conflits ni guerres
Et pourtant c’est ce qui nous motive
Ce qui nous fait grandir

Sans vents contraires, nous n’avançons pas, persuadés de tout savoir et tout connaître. C’est grâce à nos échecs que nous (ré)apprenons à vivre. Chaque jour est une nouvelle chance de réussir nos rêves. Alors construisons nos vies sur les fondations de nos failles, en les éclairant et en les mettant à jour, au lieu de les balayer sous le tapis, comme si elles n’avaient jamais existé.

– Emmanuelle de Dardel

Ouvrir ou bannir

Savoir ouvrir les yeux pour voir l’inacceptable, c’est déjà un pas.


– Emmanuelle de Dardel

Pouvoir bannir les feux des couards et des misérables est un très grand pas.

– Charly Dufaud

à propos

les rêves et les espoirs sont les plus beaux poèmes

Je m'appelle Emmanuelle de Dardel et je suis écrivaine publique, enseignante primaire diplômée, poétesse et artiste.

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  1. Célébrer tout ce que nous passons à la transformation ✨

  2. Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…

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