cœurs transistors

la poésie
pour dire
pour écrire
ce que tu
refuses
caches
rejettes

la poésie
pour parler
des tabous
indicibles
intangibles
d’une société
qui ferme les yeux

la poésie aussi
pour enchanter
pour adoucir
pour apaiser
pour reconstruire
les âmes brisées les âmes fortes
les cœurs transis les coeurs transistors

– Emmanuelle de Dardel

couleur de feu

dans tes cheveux
se cache une âme
couleur de feu
remplie de flammes

c’est sur ta tombe
dans l’inconscience
que la colombe
perd sa confiance

dansent les cœurs
ils se croient libres
ses arnaqueurs
en équilibre

pourtant le temps
est tout sauf dupe
quand il prétend
qu’il s’en occupe

– Emmanuelle de Dardel

écoute

pendant une vie
je n’ai plus pu parler
le poids était immense
aussi lourd que la galaxie entière
parler n’avait plus aucun sens
puisqu’on ne me croyait pas

alors j’écri(vai)s
de la poésie
du fond de mon ciel noir nuit
depuis mes canapés-lits nuages
par-delà les étoiles meurtries
les conflits et les silences qui croassent

aujourd’hui je parle un peu
aux gens bienveillants
qui écoutent un peu
sourient avec des yeux étoiles
et tendent la main sans exiger

les autres
ceux qui jugent
je n’y arrive plus
toujours pas
entendre est facile
écouter (l’indicible) est un art

– Emmanuelle de Dardel

rimes inverses

l’âme en bataille
l’amour en déroute
l’amie en jachère
la mer est si loin
l’amer est en rage
lame des tréfonds
l’amour se consomme
l’âme se consume
l’amère vengeance
l’amertume tue
lame imperceptible
la mer purifie
l’amour pur guérit
l’âme s’ennoblit

– Emmanuelle de Dardel

Plagiarism

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My pride and joy is found nearly every day in the humans and animals that have surrounded my spirit expressed in black and white. Unfortunately, plagiarism is rampant! Several months ago, my instinct was to stop writing on this social platform due to plagiarism of certain subscribers and only recently restarted this blog. Plagiarism is […]

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L’ombre des rimes

Son coeur s’effondre
tant de décombres

Plus de coins sombres
où se morfondre

Nulle pénombre
en vain se fondre

– Charly Dufaud

Iels se raniment
notent des rimes

Ces anonymes
pusillanimes

De magnanimes
en équanimes

– Emmanuelle de Dardel

Aphorismes du jour

Les réponses des autres sont souvent inattendues et hors de toute attente. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. La maladie n’est pas une malédiction, mais un message de notre inconscient qui s’essouffle. Nous ne savons plus nous écouter simplement, avec empathie, nous ne faisons que répondre pour terminer la conversation. De même, nous ne savons plus demander si l’autre a besoin d’écoute ou de solutions concrètes.

Et s’il n’y a que déni et écoute superficielle, c’est le signe d’une relation bancale. Prendre le prétexte de l’amour pour utiliser l’autre est le pire manque de considération. Partir n’est pas un signe de faiblesse. La gentillesse est la marque d’un esprit qui a choisi consciemment de soutenir la bonté et la compassion. Seul le langage non verbal est représentatif. Toute tentative de contrôle sur l’autre dénote une relation déséquilibrée.

Tout ce que vous pensez de l’autre est en réalité une projection de vous-même. La vérité dérange bien plus qu’un joli mensonge, si doux soit-il. Il n’est pas nécessaire de faire ou dire quelque chose pour trahir quelqu’un, l’inaction suffit largement. Chaque rêve est une promesse de futur. Les anges prennent souvent la forme d’enfants. Chaque mot contient une graine d’amour ou de haine, à nous de faire la différence. Jardiner l’amour demande souvent une vie.

Ne jamais excuser l’inexcusable. Une relation fluide permet d’aller à l’essentiel et de se parler d’âme à âme. Réfléchir aux conséquences avant de prendre une décision aide à mieux agir. Pour cela, vivre au calme en prenant le temps de décomposer ses actions est indispensable.

– Emmanuelle de Dardel

Cahin-caha

Ainsi va la vie, on avance d’une main, on recule d’une tête

Il y a ceux qui prennent le pouvoir et qui imposent leurs droits

Ceux qui soignent et écoutent, ceux qui soignent sans savoir

Ceux qui aident et remercient, ceux qui prennent, ceux qui possèdent tout d’un seul regard

Et ceux qui avancent l’air de rien, en tentant de se faire une place dans un monde réservé aux puissants et aux riches

Cahin-caha, prendre sa place, garder sa place, la tête haute, les faibles ont plus d’ardeur, ils font tourner la tête à la force de leur cœur

– Emmanuelle de Dardel

Poème accompagné par une œuvre d’art en vidéo sur mon Instagram les.ames.dabord