Baume

Quand le réel s’entrechoque avec sincérité, dans les mots, dans les photos, c’est la vie qui jaillit sans freins, enfin. Faire semblant est si facile. Mener une autre vie est si tentant. Mais dire le réel est une gageure, un challenge sans fin, dans un monde dédié aux apparences, à la richesse et au pouvoir, dans une société qui oublie les âmes, la profondeur, les non-dits. Le réel est un baume de tendresse.

– Emmanuelle de Dardel

message 

arbres sans feuilles
aux troncs noueux
grands et beaux phares
dans la tempête
pour le climat
la guerre fait rage
entre 2 clans
conservateurs
ou réalistes
tous sont perdants

– Emmanuelle de Dardel

5 décembre 2021

Lisez la Liste de poétesses, une page qui vous fera peut-être découvrir de nouvelles poétesses francophones.

Pourquoi écrire ?

C’est en écrivant que je comprends mieux le monde. Je réfléchis à chaque mot et chaque conséquence. Les actions des autres et mes actions propres sont plus claires. Écrire aide à affiner ses pensées et ses actions, imbriquées les unes dans les autres. La forme importe peu tant que j’avance, que j’aime ce que je crée, que je produis du sens.

Et je m’appuie aussi bien sur les auteurs et autrices du passé que sur ceux et celles d’aujourd’hui. Ils et elles apportent des savoirs complémentaires. L’historique est aussi important que le présent et le futur. C’est en réfléchissant et en écrivant à la fois sur les écrits du passé, du présent, que je peux enrichir mon savoir, mes textes et mon âme. Écrire c’est comprendre et agir.

– Emmanuelle de Dardel

Éclaboussure

Une forme d’éloignement
Sur une goutte de mélancolie
Comme le ricochet d’une poésie éternelle

– Gérard Mornet

plus ils s’observent plus ils s’illusionnent
alors quand l’esprit s’échappe
revenir dans son corps revenir à soi

– Emmanuelle de Dardel

rareté

ils sont si peu
ceux avec qui on peut parler
de tout et surtout du plus dur
sans honte sans peurs
ils sont si peu

– Emmanuelle de Dardel

PS : Bonne journée du 14 juin, grève féministe. Les Neuchâteloises, on se retrouve à La Chaux-de-Fonds, 14h, Place de la Gare.

Des poétesses

Cela fait des années que je constate que les poétesses n’existent presque pas, que l’on ne connaît presque aucun nom par cœur. Il y a bien Marie de France, Louise Labé. Et si on cherche bien, Anna de Noailles. C’est à peu près tout.

Difficile de rivaliser avec tous ces poètes que l’on aime tous et dont on connaît au moins un poème par cœur. Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Hugo, Prévert, Apollinaire, Claudel… Je m’arrête là, la démonstration est faite.

Alors pour tenter de rétablir un peu l’équilibre poétesses poètes, j’ai fait un tableau collaboratif. Il est librement consultable et éditable. Vous trouverez le lien ici ou sur sur le blog de poésie. Merci de ne rien supprimer !

Merci à Delphine Garcia d’avoir lancé l’idée pour qu’on fasse cette liste nous-mêmes !

– Emmanuelle de Dardel

brûlure

les mots brûlent
les mains la bouche
ils veulent dire
mais je ne veux pas
je ne peux pas
les mots brûlent
ils enragent
je dois les taire
on n’en veut pas
ils sont



indicibles
indésirables

– Emmanuelle de Dardel