un léger zéphyr à la cime des grands arbres et les feuilles fredonnent des éclats d’or pur de toute leur âme la chanson lumineuse de l’amour vrai celui qui reste quand tout s’effondre celui qui guérit
un grand champ de soleil pour s’allonger en douceur et rêver de l’avenir avec ou sans toi peu importe la joie seule compte au présent dans les mains dans les projets pour grandir ensemble dans un grand champ de soleil
toutes ces belles âmes toutes ces belles dames on les pense acquises et disponibles à jamais jusqu’au jour où on comprend enfin ce n’est pas de la disponibilité c’est de la gentillesse de la bienveillance et cela peut s’arrêter cela s’arrête s’il n’y a pas de respect la gentillesse est un art et non un dû
l’amour se meurt il est en couple et il a omis de le lui dire on n’oublie pas ces choses-là on les cache sciemment volontairement avec détermination et puis quand on est découvert on se dédouane en racontant qu’on l’avait déjà dit on se ment d’abord à soi-même avant de mentir aux autres et l’amour se meurt doucement
tout quitter par amour se quitter par amour ou désamour pour tout perdre par amour et tout reconstruire encore dans l’impermanence sans fin
– Emmanuelle de Dardel
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Bonjour Max-Louis, Ça alors, quelle magnifique pensée. J'espère que vous en ferez une poésie. Le printemps est tout pour moi…