frontières

à la frontière des langues des genres
mille étincelles se renouvellent
dans le mouvement intemporel  impermanent
fragile comme toi fort comme toi
ils ne savent plus qui tu es
mais qui es-tu vraiment
tu as tant changé qu’ils ne te voient plus
enfin c’est ce qu’ils aimeraient (te faire) croire
aimeraient penser ils sont dans le déni comme
la plupart des humains
qui a envie d’admettre ses erreurs
on préfère purger le monde plutôt que
S’EXCUSER
s’autodétruire petit à petit et insidieusement
au lieu d’avouer ses faiblesses et sa vulnérabilité
on veut vivre en liberté sans avoir à se justifier
notre seule chance ce sont les enfants
pourvu qu’on ne les enferme pas dans des théories obsolètes et qu’on leur apprenne à réfléchir en autonomie

– Emmanuelle de Dardel

Écrit au Muséum Tinguely Basel @museumtinguely

©️

Pour voir l’inspiration :

Poétiquement

La poésie a-t-elle un genre ?

Emmanuelle de Dardel

C’est un questionnement poétique. Dans l’optique de l’égalité des chances. Il n’a pas vocation à ouvrir un débat.

Je me pose cette question suite à la publication des résultats de recherche sur le genre des poètes et poétesses publiés dans les anthologies : en moyenne, seulement 10% de poétesses. Voir l’instagram de @poetesses8 ou la page à propos  https://poetesses8.wordpress.com/about (lien en bio)