blog de poésie
Un peu papillons
Des mots plein les mains
Multitude de papiers
Un peu papillons
Dans les nuages de la vie
Parfois la vie s'arrête
Au détour d'un inconnu
Rien ne laisse deviner
Un instant une seconde
D'inattention
Et tout se délite
Sournoisement
Alors survient
La grande déconstruction
Les fondations sont à terre
La tâche semble surhumaine
Tout rebâtir
L'œuvre d'une vie
D'un éternel
Puis tout fait sens
Laisser parler
L'intuition épineuse
Oser écrire ses rêves
Dans les nuages de la vie
Les mots fleurissent
Les mots fleurissent Comme des roses Sur ton collier
Impression sanguine
Oh monde cruel Enfile tes épines Impression sanguine
Pétales de joie
Pétales de joie
On oublie tous les soucis
Collés sur la peau
Ouvre ton coeur
Ouvre tes yeux
Ouvre ton âme
Ouvre ton esprit
Ouvre ton cœur
...
Ouvre ton cœur
Ouvre ton esprit
Ouvre ton âme
Ouvre tes yeux
Miroir d’un instant
Averses de pluie
Fraîches et poétiques
Les gouttes se perdent
Passage inondé
Cette eau ruisselle sans cesse
Et puis tout scintille
Miroir d’un instant
Ce chemin et ses reflets
De l’or à leurs pieds
Un arc-en-ciel
Qui éclaire les âmes
Vivre en harmonie
Odeur de tsunami
L'esprit brûle
Les tâches et les obligations
S'amoncellent par milliers dans mon esprit
Par milliers, par milliers, par milliers
Par milliers, par milliers
Par milliers
Comment faire face à ce déferlement
Dont je suis seule responsable
La mer s'invite chez moi
Prête à tout nettoyer
D'un coup de vague sans fin
Odeur de tsunami
Tout est oublié, plus rien ne compte
Il n'y a plus rien ni personne
Les journées mornes et ternes se ressemblent toutes
Rien n'est allumé, rien ne vibre
Le soleil s'est éteint
La lune ne se lève plus
C'est l'effroi sans nom
Comment en suis-je arrivée là ?
N'ai-je pas vu les signes ?
Ils sont venus sur la pointe des pieds
Comme des milliers de fourmis noires, subrepticement et innocemment
Comme des petits rats d'opéra, ceux qui refusent de grandir
Grignoter toutes mes neurones, sans en avoir l'air
Des milliers, des milliers, des milliers
Dépasser les peurs
Sortir du trou dont le fond s'enfonce encore, comme un marais
Appeler à l'aide en hurlant, sinon on n'entend pas
Par milliers, par milliers, par milliers
Les fourmis s'accrochent et me tirent vers la forêt
Par milliers, par milliers, par milliers
Emmanuelle de Dardel
Les allumer dans une poésie
Tous ces mots qui dorment
A l'abri de ton âme
Comme un jardin à l'abandon
Dont personne ne s'occupe
Les déplier un par un
Ces petits papiers pliés par ton moi enfant
Dans l'intimité de tes rêves et espoirs
Les relire et les allumer dans une poésie
Flammes jaunes
Des flammes jaunes Accourent vers toi Pour t'attirer Vers le renouveau C'est le printemps Début des rencontres De l'ordinaire Avec l'impossible

Il fait suite à une lecture qui m'a marquée. Merci beaucoup à toi Barbara