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inspirations poétiques
Leonard Cohen – Dance Me to the End of Love (Official Video)
Un bonheur à écouter, musique et paroles.
L’infinito, Giacomo Leopardi
Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
E questa siepe, che da tanta parte
Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
Spazi di là da quella, e sovrumani
Silenzi, e profondissima quiete
Io nel pensier mi fingo; ove per poco
Il cor non si spaura. E come il vento
Odo stormir tra queste piante, io quello
Infinito silenzio a questa voce
Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei. Così tra questa
Immensità s’annega il pensier mio;
E il naufragar m’è dolce in questo mare.
Traduction de F.A. Aulard
L’Infini
Toujours chères me furent cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer.
Textes tirés de la page Wikipedia https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Infini_(po%C3%A8me)
Portraits de femmes, Philippe Sollers
« J’ai vécu ce charme discret de la bourgeoisie, qui a été emporté par le raz-de-marée du temps. Matins des femmes qui, une fois l’homme parti à son bureau, paressent pendant des heures, écoutent la radio, traînent en chemise de nuit ou en peignoir. Ces filles (mes sœurs) sont élevées pour ne jamais travailler, et ne travailleront jamais, sauf dans le mariage à enfants. C’est très condamnable, mais ça m’arrange, le désordre me plaît. On fait à peine attention à moi, preuve, à mes yeux, que je suis d’une espèce différente. Dans les jeux, je compte pour du beurre, et voilà. »
Philippe Sollers, Portraits de femmes, Paris, Gallimard, 2013, p. 22
Souvenir, Marceline Desbordes-Valmore
Son image, comme un songe,
Partout s’attache à mon sort ;
Dans l’eau pure où je me plonge
Elle me poursuit encor :
Je me livre en vain, tremblante,
A sa mobile fraîcheur,
L’image toujours brûlante
Se sauve au fond de mon coeur.
Pour respirer de ses charmes
Si je regarde les cieux,
Entre le ciel et mes larmes,
Elle voltige à mes yeux,
Plus tendre que le perfide,
Dont le volage désir
Fuit comme le flot limpide
Que ma main n’a pu saisir.
Ce besoin d’aimer, des poètes de l’amour, Paris, Poésie / Gallimard, 2020, p.41
Un poème qui me saute aux yeux à chaque fois que j’ouvre ce livre.
Vivre dans le feu: confessions, Marina Tsvetaeva
«Ai-je cessé de vous aimer ? Non, vous n’avez pas changé et je n’ai pas changé – non plus. Une seule chose a changé : ma concentration névralgique sur vous. Vous n’avez pas cessé d’exister pour moi, j’ai cessé d’exister en vous. Mon heure avec vous s’est achevée, reste mon éternité avec vous. Oh, attardez-vous un peu là-dessus ! En dehors des passions, il y a encore l’immensité. C’est dans l’immensité qu’a lieu désormais notre rencontre. »
Marina Tsvetaeva (1892-1941)— Vivre dans le feu: confessions
Littérature et Poésie sur Facebook
Combien un écrivain gagne-t-il ?
Vous vous êtes souvent posé la question et n’avez pas trouvé de réponses satisfaisante. Voici un article qui explique plusieurs aspects d’une réalité complexe. Vous devriez avoir une meilleure vision des choses après l’avoir lu.
L’autre dans l’écriture, Jean-Yves Revault
« L’autre intérêt de ne pas écrire seul provient de la confrontation au regard de l’autre, à son acceptation de ce que nous sommes puisque maintenant, il sait. Ceci est infiniment réparateur. Chaque fois que nous osons nous dévoiler dans notre nudité dérangeante, nous redonnons vie à notre être réel et commençons à laisser diffuser en nous son énergie guérisseuse. En laissant vivre notre être réel, nous nous ouvrons à son savoir instinctif. »
Un livre qui m’a été recommandé par une thérapeute, il y a quelques temps. Voici une citation que j’aime beaucoup, tirée du livre de Jean-Yves Revault, Manuel d’autothérapie par l’écriture, Genève, éd. Jouvence, 2019, p. 76.
Rôle of an artist, rôle de l’artiste, Jane Ash Poitras
I think that the role of an artist is to become free, to transcend. Then they can transform, enlighten, and become empowered. Jane Ash Poitras, 1997, Hart House, Toronto, Royal Museum, May 2022
…
Je crois que le rôle de l’artiste d’aujourd’hui est de parvenir à la liberté, à la transcendance. Ensuite, il peut transformer, éclairer, agir. Jane Ash Poitras, 1997, Hart House, Toronto, Musée royal, mai 2022
Liens
National Gallery of Canada, Musée des Beaux-Arts du Canada
https://www.gallery.ca/collection/artist/jane-ash-poitras
https://www.beaux-arts.ca/collection/artiste/jane-ash-poitras
Canada House Gallery
https://canadahouse.com/collections/jane-ash-poitras-rca-cm#
Passacaille, Haendel
Au cours de mes études d’enseignante primaire, un de nos professeurs passionnés s’était donné la mission de nous faire découvrir les plus beaux morceaux de musique classique, afin qu’on puisse les transmettre à nos élèves. En attendant, je ne l’oublie pas et le remercie souvent en pensées, car cette musique fait maintenant partie de mes préférées. Il ne me reste plus qu’à l’apprendre au piano (je suis violoniste et j’ai appris le piano d’accompagnement pour enseigner la musique).