poésies libres

murmure

les étoiles du printemps

poussent doucement dans tes mains

et murmurent des secrets aux hommes qui écoutent

éclairées par un soleil couchant

des plus tendres et scintillants

pendant qu’un oiseau chante

avec des trilles langoureuses

le renouveau et la lumière

dans ton coeur

– Emmanuelle de Dardel

liberté

traquer la liberté

il en va de la vie de la mort

pour préserver son âme

– Emmanuelle de Dardel

J’écris

« Je n’écris pas pour moi… J’écris pour moi. » @malla.rme sur Instagram. Cela rassemble bien toutes les modalités d’écriture. J’écris pour communiquer avec l’autre ce que je suis incapable de dire dans une conversation. J’écris parce que l’autre refuse d’entendre. Refuse de comprendre. J’écris pour (re)trouver qui je suis. J’écris pour trouver qui sont vraiment les autres, sous le déni et le mensonge par omission. J’écris parce que je n’arrive plus à te parler. Parce que je ne peux plus te parler. J’écris parce que tu ne veux plus me parler. J’écris parce qu’on a refusé mes idées. J’écris parce que je veux transmettre ma vision. J’écris de l’amour avec des mots. J’écris pour te chercher. J’écris pour te trouver. J’écris pour les oublier, leur montrer qu’ils ne peuvent pas faire partie de ma vie s’ils refusent de m’entendre. J’écris pour savoir ce que ça fait d’écrire. J’écris parce qu’on ne veut pas m’écouter en tant que femme. J’écris pour re-découvrir les mythes amoureux de l’intérieur. J’écris parce que tu es parti. J’écris parce que tu m’as trahie de 10 000 manières. J’écris pour reconstruire mon âme. J’écris parce que tu n’as laissé que des miettes de moi. J’écris pour les autres. J’écris pour moi. Nous ne faisons qu’un. Je suis toi. Tu es moi. Alors pourquoi me blesser ? J’écris pour dire l’impossible l’impensable. J’écris pour transformer ma vie. J’écris pour dépasser l’insurmontable l’inacceptable. J’écris ce que tu ne veux pas voir accepter admettre comprendre prendre en compte. J’écris l’invisible pour le rendre tangible et réel. Que tu m’écoutes enfin. Que tu me parles vraiment. Que tu me parles presque sans mots. Que tu me parles d’amour incandescent dans tout ton être. Que tu m’aimes. Qu’on s’aime enfin. Qu’on se rencontre, qu’on se comprenne. J’écris parce que je ne peux plus me taire en tant que femme, dans un monde dévoyé qui nous pousse à bout qui nous jette à terre. J’écris pour résister protester me battre pour elle, pour moi et toutes les autres. J’écris pour dire que les femmes existent et ont le droit d’être des hommes comme les autres.

– Emmanuelle de Dardel

étoiles sensibles

merveilleuse saison rayonnante

qui voit les mains des arbres grandir

se couvrir d’étoiles sensibles et rougissantes

par centaines par milliers par l’infini

ce sont toutes tes pensées

qui deviennent ensuite des fleurs odorantes

avant de tomber dans la nuit du ciel

la nuit des temps

là où l’amour prend naissance

au fond des âges

– Emmanuelle de Dardel

Devenez vous

Toutes les solutions sont en vous. Ne laissez personne vous dire le contraire. Ne laissez personne vous dire ce que vous devez faire pour mener à bien votre mission de vie. Vous avez les clés : vos rêves d’enfant. Suivez-les. Et faites ce qui vous fait le plus peur. Sortez de votre zone de confort. Trouvez votre tribu. Entourez-vous de personnes qui vous soutiennent et vous inspirent. Perdez-vous pour mieux vous retrouver. Et donnez-vous la main. Soutenez votre communauté. Et vivez chaque seconde comme un temps infini en marchant vers ce qui vous porte, tout en acceptant les leçons de vos erreurs, en ouvrant les yeux et le coeur. Ne balayez pas la poussière sous le tapis. N’admettez aucun manque de respect. Respectez-vous et respectez les autres. Soyez vulnérable. Soyez authentique. Portez votre âme fièrement. Devenez vous-même, chaque instant.

Emmanuelle de Dardel

les papillons

À Amanda

dans ses grands yeux bruns

les papillons s’illuminent

à chaque pensée

pour s’envoler

à la prochaine parole

la poésie se récolte

le temps d’un instant

le temps d’une vie

– Emmanuelle de Dardel

31 mars 2024

le ressac

dans la trouée des mondes

un océan de nuages

le ressac du passé

s’abat avec fracas

sur tes rêves

tendres



Emmanuelle de Dardel