poésies

Il pleut des corbeaux

Aux alentours de ton cœur 
Il pleut des corbeaux
Et il tempête des livres
On te dit tout sur tout
Ce que tu dois faire
Et penser
On réfléchit mieux que toi
On sait tout mieux que toi
Des études aux relations
En passant par le travail
Sans oublier les amis
Mais qui sont ces gens
Qui jugent et pensent
Pour les autres et pour toi
Sont-ils aussi critiques
Quand il s'agit d'eux-mêmes
Ont-ils fait le bilan
De leur propre vie
Et de leurs faits et gestes
Sont-ils assez honnêtes
Pour se prêter à ce jeu
Ou se focalisent-ils
Uniquement sur leur proie ?

(Emmanuelle de Dardel)

Joie

Comme un cri de joie 
La montagne qui t'accueille
Alors que tu coures

(Emmanuelle de Dardel)

Disparaître

Quand les mots sont vains 
Disparaître
Quand le temps manque
Disparaitre
Quand l'amour ment
Disparaître
Quand le travail s'acharne
Disparaître
Quand on ne veut plus
Disparaître
Et si on réapprenait à se parler ?
Et s'il suffisait d'écouter ?

(Emmanuelle de Dardel)

Leonard Cohen, about rhyme work

I think that much of the work that is done today in music and songwritting and verse suffers from this unwillingness to submit yourself to the anvil of rhythm and rhyme. It makes it too easy. When you are compelled to find rhymes and to satisfy rhythms, it makes you run through everything you know about the langage. It makes you run through word after word after word and test every idea.

Leonard Cohen, One on One : The Imprint Interviews, November 19, 1992

Cet amour

Tout ce que je ne t'ai pas dit 
Reste gravé en moi 
Comme des mots écrits 
Sur une lettre d'or 
Tout ce que je ne t'ai pas dit 
Mes plus beaux rêves 
Et mes espoirs sans fin 
D'un amour comme irréel 
Tout ce que je ne t'ai pas dit 
Les émotions d'une profondeur infinie 
Les sentiments qui s'envolent vers l'au-delà 
Cet amour n'existera que dans mon cœur 

(Emmanuelle de Dardel)