prose

Métamorphose

L’espoir fait vivre et les mots changent des vies, un poème après l’autre.

– Emmanuelle de Dardel


Et si vous aimez la poésie, allez lire les poèmes des poétesses célèbres que nous présentons dans le nouveau recueil de poésie féminine poetesses8.wordpress.com. En 6 semaines de travail, nous avons déjà posté 40 poétesses célèbres. De l’Antiquité à aujourd’hui, le choix de l’époque est vaste. Les thèmes couvrent l’amour, l’amour trahi, la mort, le silence, l’homme, la femme… De quoi faire réfléchir ceux qui pensent que les femmes sont très peu à écrire de la poésie.

https://poetesses8.wordpress.com (lien en bio)

Déraisons

Il en faut du temps pour accepter que l’humain a ses déraisons.

– Emmanuelle de Dardel


Encore un

Encore un voleur d’instants précieux, un papillon des îles qui rêve d’amour sans lendemain et de galipettes, en dehors de son couple, au vu de tous. Mentir, tromper, trahir, ce n’est ni grave ni important pour lui. Ce ne sont que des mots. Les mots et la réalité se travestissent pour quelques baisers sur l’oreiller. Ce ne sont que quelques instants volés à la course du temps, quelques instants éphémères volés à la lumière du jour, quelques secondes de sa vie. Mais chut il ne faut pas dénoncer, dire la réalité douloureuse, lever les tabous. Pourtant, recevoir encore une énième proposition d’adultère, cela fait comme un coup de poing dans le coeur, comme si ma vie ne comptait pas, comme si je ne suis aimable que quelques heures par mois. Cela fait si mal. Cela détruit toute envie de relation, toute confiance. Ces hommes-là l’ignorent-ils vraiment ? Ou font-ils semblant de connaître l’écume des choses ? C’est un mystère. Toujours est-il que les femmes disent non haut et fort aujourd’hui.

– Emmanuelle de Dardel

De l’honnêteté

On aime les gens honnêtes, mais pas trop. Il faudrait une mesure sociale de l’honnêteté, quelque chose comme : « sois honnête, sans déranger ma vie, ma lâcheté, mes faux-semblants ».  Sois honnête et tais-toi, une belle double injonction impossible à dire et à tenir. Ne serait-ce pas la métaphore de notre monde d’aujourd’hui ? Tous ces faux-semblants se déversent dans les fleuves des romans et de la poésie. Nous les lisons et nous en imprégnons ensuite, pour les faire nôtres, et sourire à nouveau, grâce à l’illusion d’un monde un peu moins fantasque, un peu plus lumineux. Mais au fond, le monde change-t-il ou devenons-nous plus tolérants face à l’inacceptable ?

– Emmanuelle de Dardel

Souffle

Quand les cœurs s’effacent, les émotions restent.

– Emmanuelle de Dardel

Baume

Quand le réel s’entrechoque avec sincérité, dans les mots, dans les photos, c’est la vie qui jaillit sans freins, enfin. Faire semblant est si facile. Mener une autre vie est si tentant. Mais dire le réel est une gageure, un challenge sans fin, dans un monde dédié aux apparences, à la richesse et au pouvoir, dans une société qui oublie les âmes, la profondeur, les non-dits. Le réel est un baume de tendresse.

– Emmanuelle de Dardel

Pourquoi écrire ?

C’est en écrivant que je comprends mieux le monde. Je réfléchis à chaque mot et chaque conséquence. Les actions des autres et mes actions propres sont plus claires. Écrire aide à affiner ses pensées et ses actions, imbriquées les unes dans les autres. La forme importe peu tant que j’avance, que j’aime ce que je crée, que je produis du sens.

Et je m’appuie aussi bien sur les auteurs et autrices du passé que sur ceux et celles d’aujourd’hui. Ils et elles apportent des savoirs complémentaires. L’historique est aussi important que le présent et le futur. C’est en réfléchissant et en écrivant à la fois sur les écrits du passé, du présent, que je peux enrichir mon savoir, mes textes et mon âme. Écrire c’est comprendre et agir.

– Emmanuelle de Dardel

rareté

ils sont si peu
ceux avec qui on peut parler
de tout et surtout du plus dur
sans honte sans peurs
ils sont si peu

– Emmanuelle de Dardel

PS : Bonne journée du 14 juin, grève féministe. Les Neuchâteloises, on se retrouve à La Chaux-de-Fonds, 14h, Place de la Gare.

Des poétesses

Cela fait des années que je constate que les poétesses n’existent presque pas, que l’on ne connaît presque aucun nom par cœur. Il y a bien Marie de France, Louise Labé. Et si on cherche bien, Anna de Noailles. C’est à peu près tout.

Difficile de rivaliser avec tous ces poètes que l’on aime tous et dont on connaît au moins un poème par cœur. Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Hugo, Prévert, Apollinaire, Claudel… Je m’arrête là, la démonstration est faite.

Alors pour tenter de rétablir un peu l’équilibre poétesses poètes, j’ai fait un tableau collaboratif. Il est librement consultable et éditable. Vous trouverez le lien ici ou sur sur le blog de poésie. Merci de ne rien supprimer !

Merci à Delphine Garcia d’avoir lancé l’idée pour qu’on fasse cette liste nous-mêmes !

– Emmanuelle de Dardel