Ouvre tes yeux
Ouvre ton âme
Ouvre ton esprit
Ouvre ton cœur
...
Ouvre ton cœur
Ouvre ton esprit
Ouvre ton âme
Ouvre tes yeux
poésies libres
Odeur de tsunami
L'esprit brûle
Les tâches et les obligations
S'amoncellent par milliers dans mon esprit
Par milliers, par milliers, par milliers
Par milliers, par milliers
Par milliers
Comment faire face à ce déferlement
Dont je suis seule responsable
La mer s'invite chez moi
Prête à tout nettoyer
D'un coup de vague sans fin
Odeur de tsunami
Tout est oublié, plus rien ne compte
Il n'y a plus rien ni personne
Les journées mornes et ternes se ressemblent toutes
Rien n'est allumé, rien ne vibre
Le soleil s'est éteint
La lune ne se lève plus
C'est l'effroi sans nom
Comment en suis-je arrivée là ?
N'ai-je pas vu les signes ?
Ils sont venus sur la pointe des pieds
Comme des milliers de fourmis noires, subrepticement et innocemment
Comme des petits rats d'opéra, ceux qui refusent de grandir
Grignoter toutes mes neurones, sans en avoir l'air
Des milliers, des milliers, des milliers
Dépasser les peurs
Sortir du trou dont le fond s'enfonce encore, comme un marais
Appeler à l'aide en hurlant, sinon on n'entend pas
Par milliers, par milliers, par milliers
Les fourmis s'accrochent et me tirent vers la forêt
Par milliers, par milliers, par milliers
Emmanuelle de Dardel
Les allumer dans une poésie
Tous ces mots qui dorment
A l'abri de ton âme
Comme un jardin à l'abandon
Dont personne ne s'occupe
Les déplier un par un
Ces petits papiers pliés par ton moi enfant
Dans l'intimité de tes rêves et espoirs
Les relire et les allumer dans une poésie
Flammes jaunes
Des flammes jaunes Accourent vers toi Pour t'attirer Vers le renouveau C'est le printemps Début des rencontres De l'ordinaire Avec l'impossible
J’enfile ces mots
J'enfile ces mots
Sur la route de ton âme
Pour te rencontrer
Tu m’as volé ces mots
Tu m'as volé ces mots
Ces mots qu'on ne dit pas
Et qu'on ne pense qu'à peine
Tu m'as volé ces mots
Impossible d'écrire
Seul moyen d'expression
Tu m'as volé ces mots
" Ce ne sont que des mots "
Ils sont toute ma vie
Tu m'as volé ces mots
Je les garde pour moi
Trésors innommés
Le silence est un chemin
Perdue dans tes mots Reconstruire ton alphabet Douleur poétique Au cœur du désert Ni écouter, ni entendre Surgit la profondeur De soi à soi Le silence est un chemin Profondeur ultime Tes mots prennent sens Dans la liberté obscure Ton âme en révolte Dépasser les peurs Vérités inacceptables Pour être enfin soi
Lieu de liberté
Lieu d'inspiration, perdu dans la montagne, entre-deux sans nom
Lieu du silence retrouvé, quand le tumulte du monde engloutit les sens
Lieu de rencontre, quand les joies reviennent et les peurs s'évaporent
Lieu d'écoute, quand le silence prend tout l'espace, au cœur même de la forêt qui hiberne
Lieu de découvertes sonores, des carillons de gouttelettes aux symphonies des flocons
Lieu d'art en nature, quand le soleil s'amuse à danser sur les perles d'eau
Lieu de lumière, des gouttelettes perdues qui se transforment en prismes multicolores
Un lieu de liberté et de libération, rempli de rêves et d'espoirs
Tes mots perdent sens
Tes mots perdent sens Comme un jardin en hiver Branches nues et vides
Des mots qui brûlent
Des mots qui brûlent Feu impossible à éteindre Incendie des pensées