poésies libres

écris-moi

les mots s’invitent

dans un élan mystérieux

ce je ne sais quoi

cette surprise incandescente

qui susurre écris-moi

et quand le poème prend forme

il est déjà presque terminé

un instant comme une vie

le temps n’importe pas

c’est un fragment du soi dénoué



Emmanuelle de Dardel

en pâmoison

allongés

sur les étoiles

douces et tendres

du printemps naissant

ils regardent les astres

et la voie lactée

et les pâquerettes

le cœur grand ouvert

et l’âme en pâmoison

– Emmanuelle de Dardel

la danseuse étoile

elle danse sur les mots

de la vie de la mort

comme s’ils l’accompagnaient

avec des étoiles dans les yeux

des scintillements dans les tréfonds

elle aime les gens qui parlent vrai

qui répondent je suis là

avec des mains d’amour sincère

et du temps dans leur cœur d’enfant

au bord des déchirures des oublis des silences

la danseuse étoile de l’inconscient

la danseuse étoile de l’infini



Emmanuelle de Dardel

apparences

en sauvant les apparences

ils se rachètent une vie honnête

pour effacer leurs méfaits



– Emmanuelle de Dardel

tous ces mots

tous ces mots qui

s’échappent

sans être entendus

les récolter doucement

en faire des poèmes

qui parlent à ton cœur

– Emmanuelle de Dardel

fragment de cœur

les oiseaux chantent à nouveau

comme quand tu étais là

leurs trilles vibrent à l’unisson

dans mon corps dans mon cœur

leur joie éclabousse à foison

les maisons les fenêtres

les yeux des enfants brillent

ils voient l’invisible les étoiles filantes

je suis redevenue une enfant-poète

qui s’émerveille de chaque mot

souffle de vie et poussière d’étoile

de chaque fragment de cœur



– Emmanuelle de Dardel

Merci à Sylvain @poetique101 pour les échanges et les jolis « fragments de coeur »

L’encrier, Sylvain Blanchette

L’encrier

En amour

l’encre du cœur

ne s’épuise jamais

malheureusement,

le contraire est vrai aussi…

– Sylvain Blanchette

C’est un cadeau-poésie, reçu lors d’une discussion poétique au long cours. Si beau et si vrai.

les fausses évidences

on refuse d’entendre

l’impossible

les souffrances

des autres et de nous-mêmes

elles nous rappellent

notre propre incapacité

nos propres trahisons

envers les autres et envers nous-mêmes

alors on les enterre

au plus profond de nos âmes

jusqu’au jour où elles explosent

toutes en même temps

dans un accès de colère incontrôlé

pour déchirer les fausses évidences

pour mettre à nu l’inconscient

pour s’en libérer

pour devenir soi

– Emmanuelle de Dardel