Il est plus facile de ne pas croire l’impensable, car la vérité dérange.
Emmanuelle de Dardel
Il est plus facile de ne pas croire l’impensable, car la vérité dérange.
Emmanuelle de Dardel
les mots s’invitent
dans un élan mystérieux
ce je ne sais quoi
cette surprise incandescente
qui susurre écris-moi
et quand le poème prend forme
il est déjà presque terminé
un instant comme une vie
le temps n’importe pas
c’est un fragment du soi dénoué
Emmanuelle de Dardel
allongés
sur les étoiles
douces et tendres
du printemps naissant
ils regardent les astres
et la voie lactée
et les pâquerettes
le cœur grand ouvert
et l’âme en pâmoison
– Emmanuelle de Dardel
elle danse sur les mots
de la vie de la mort
comme s’ils l’accompagnaient
avec des étoiles dans les yeux
des scintillements dans les tréfonds
elle aime les gens qui parlent vrai
qui répondent je suis là
avec des mains d’amour sincère
et du temps dans leur cœur d’enfant
au bord des déchirures des oublis des silences
la danseuse étoile de l’inconscient
la danseuse étoile de l’infini
Emmanuelle de Dardel
en sauvant les apparences
ils se rachètent une vie honnête
pour effacer leurs méfaits
– Emmanuelle de Dardel
un souffle de lumière
traverse le monde
de part en part
insensiblement
quand tu lis
un poème
que tu
aimes
– Emmanuelle de Dardel
21 mars, journée mondiale de la poésie
tous ces mots qui
s’échappent
sans être entendus
les récolter doucement
en faire des poèmes
qui parlent à ton cœur
– Emmanuelle de Dardel
les oiseaux chantent à nouveau
comme quand tu étais là
leurs trilles vibrent à l’unisson
dans mon corps dans mon cœur
leur joie éclabousse à foison
les maisons les fenêtres
les yeux des enfants brillent
ils voient l’invisible les étoiles filantes
je suis redevenue une enfant-poète
qui s’émerveille de chaque mot
souffle de vie et poussière d’étoile
de chaque fragment de cœur
– Emmanuelle de Dardel
Merci à Sylvain @poetique101 pour les échanges et les jolis « fragments de coeur »
L’encrier
En amour
l’encre du cœur
ne s’épuise jamais
malheureusement,
le contraire est vrai aussi…
– Sylvain Blanchette
C’est un cadeau-poésie, reçu lors d’une discussion poétique au long cours. Si beau et si vrai.
on refuse d’entendre
l’impossible
les souffrances
des autres et de nous-mêmes
elles nous rappellent
notre propre incapacité
nos propres trahisons
envers les autres et envers nous-mêmes
alors on les enterre
au plus profond de nos âmes
jusqu’au jour où elles explosent
toutes en même temps
dans un accès de colère incontrôlé
pour déchirer les fausses évidences
pour mettre à nu l’inconscient
pour s’en libérer
pour devenir soi
– Emmanuelle de Dardel