poésies libres

captive

le cœur enserré

dans ses mains tendres

et pourtant absentes

– Emmanuelle de Dardel

autrefois prudente

je m’étais fait prendre

l’amour espéré

– Charly Dufaud

Résistance

J’écris parce que je refuse que tu penses pour moi, que tu m’imposes tes schémas de pensée, tes valeurs, tes croyances, tes dénis, tes œillères, tes refus, ta réalité.

– Emmanuelle de Dardel

captive

le cœur enserré

dans ses mains tendres

et pourtant absentes



– Emmanuelle de Dardel

pétales

on cherche l’amour

nuit et jour 

ailleurs

et si loin d’ici

pourtant il est partout

tout autour de nous

dans les nuages

dans la forêt

sur les pierres

au cœur des pétales

des mains du printemps

qui tombent sur nos joues

– Emmanuelle de Dardel

La poésie du cœur

J’aime les ombres des jeunes feuilles fraîchement écloses du joli mois d’avril. Elles chantonnent doucement et se reflètent en finesse sur les sols murs routes. De l’art vivant éphémère. Rien que pour toi rien que pour moi. De l’art naturel pour les âmes tendres et curieuses.

– Emmanuelle de Dardel

nuée

les papillons s’envolent

inéluctablement

surtout ceux

que l’on

veut

garder

auprès de soi

dans ses mains tendres

dans son cœur et son âme

– Emmanuelle de Dardel

nitescence

ouvrir les fenêtres du printemps

respirer l’amour et la joie

dans chaque étreinte de soleil

dans chaque sourire d’étoile

écouter la vie secrète qui pépille

les feuilles qui pétillent sous la pluie 

ceux qui savent encore cultiver

les bonheurs de l’invisible

ouvrir les fenêtres du monde

– Emmanuelle de Dardel

entre deux

déchirée

entre son

coeur et son

âme elle ne

sait comment

faire pour

retrouver

ses mots



– Emmanuelle de Dardel

je plains

je plains sincèrement

les pauvres âmes vides

qui sont désœuvrées

et qui choisissent de blesser

pour se faire plaisir



quant à ceux qui regardent

sans agir sans rétorquer

sont de la pire espèce

celle des girouettes

sans cerveau sans buts



et qu’on ne me dise pas

que je fabule ou que je médis

j’en côtoie tous les jours

plus que de raison

ils pullulent sur cette terre



– Emmanuelle de Dardel

elle cueille

elle cueille les nuages

au bout de ses mains

au bout de son coeur

pour te les offrir

et apaiser tes soucis



– Emmanuelle de Dardel