poésies libres

transmutation

l’impensable recule

quand la poésie s’emmêle

la poésie s’en mêle

– Emmanuelle de Dardel

la métamorphose

plus ton coeur se brise

plus tu deviens toi-même

au fond de l’abîme

tu te comprends mieux

ton inconscient s’illumine

comme un kintsugi sans fin

et à chaque rupture

tu comprends aussi mieux l’homme

c’est le grand paradoxe

de la vie de la mort

le bonheur insensibilise

la souffrance est créatrice

– Emmanuelle de Dardel

néant

un grand champ

de nuages

envahit l’horizon

submerge ton corps

tu oublies tout

les peurs les joies

les amitiés les amours

plus rien n’existe



hormis ton âme



– Emmanuelle de Dardel

Aphorisme 8

Le patriarcat, c’est oublier, taire, diminuer, dénigrer et nier la valeur de la femme.

– Emmanuelle de Dardel

chiasme

le pire comme le meilleur

tout ressort tous se côtoient

dans une société sans freins

les barrières n’existent plus

la violence est au pouvoir

– Emmanuelle de Dardel

apart

in my heart

you live there

without me

not knowing how

without me

you live here

in my heart

– Emmanuelle de Dardel

friselis

les pétales de tes yeux

emportés par le vent d’hier

rejaillissent dans ses mains à lui

dans les méandres du monde

au détour d’un friselis

– Emmanuelle de Dardel

Trigger warning : les mots des violences

Le viol est un crime invisible. Quand l’amour mène au crime, c’est une « grave infraction à la loi morale et à la loi civile » selon le Larousse. Ce n’est pas de l’amour, c’est un homicide, un meurtre, un assassinat.

On ne meurtrit pas la personne qu’on aime, chaque jour insensiblement, lentement, peu à peu, en abusant d’elle sous la contrainte. On la respecte, considère, soigne, choie, chérit, protège, et on grandit ensemble en se tirant vers le haut.

– Emmanuelle de Dardel

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