écoute le vent
il s’écoule doucement
sur le bord des fenêtres
il s’immisce dans les cœurs
qui veillent sans peurs
et insuffle l’espoir le changement
à chaque fois que le monde vacille
– Emmanuelle de Dardel
poésies libres
efflorescence
cascade de feuilles vert tendre
à peine écloses
et déjà dans leur splendeur annuelle
comme si cela n’allait jamais changer
comme si elles allaient rester ainsi
dans l’infinitude
– Emmanuelle de Dardel
dévoyé
elle ne sait plus quoi écrire
dans ce monde sans morale
où l’on peut tromper sans peurs
où l’on peut refuser d’entendre
l’impuissance réduit au silence
– Emmanuelle de Dardel
Brasillement
C’est dans la solitude choisie que l’on voit scintiller les belles âmes.
– Emmanuelle de Dardel
Témérité
Quelques mots de gouttières
Par des phrases buissonnières
Et l’aura d’une écriture dissolue
– Gérard Mornet
dans les soubresauts du monde
il reste encore quelques plumes
qui prennent la parole sans peurs
– Emmanuelle de Dardel
écho
se voir
en l’autre
miroir
du soi
miroir
de l’âme
miroir
d’amour
miroir
de haine
ouvrir
les yeux
ouvrir
son coeur
dans la
bonté
– Emmanuelle de Dardel
pensée
les rêves et les espoirs
sont les plus beaux poèmes
– Emmanuelle de Dardel
lorsque se lève le soir
et résonne je t’aime
– Charly Dufaud
acuité
elle s’évade
dans le sillage des oiseaux
qui s’ébattent dans les nuages
ils courent les uns derrière les autres
comme des enfants insouciants
mais au fond qu’en savons-nous
nous nous posions tant de questions déjà
sur les autres nous-mêmes le monde et la religion
– Emmanuelle de Dardel
Félicité
Et les plaisirs du jour
Renaissent dans le ciel
Derrière les yeux clos
– Emmanuelle de Dardel
Puis les marées de la solitude
Suivent les étoiles de traverses
Dans l’équilibre d’une révérence insouciante
– Gérard Mornet
lumière
dans chacun de ses mots
la vérité s’ébroue
à chaque respiration
– Emmanuelle de Dardel