poésies

Miroir d’un instant

Averses de pluie 
Fraîches et poétiques
Les gouttes se perdent

Passage inondé
Cette eau ruisselle sans cesse
Et puis tout scintille

Miroir d’un instant
Ce chemin et ses reflets
De l’or à leurs pieds

Un arc-en-ciel
Qui éclaire les âmes
Vivre en harmonie

Odeur de tsunami

L'esprit brûle 
Les tâches et les obligations
S'amoncellent par milliers dans mon esprit
Par milliers, par milliers, par milliers
Par milliers, par milliers
Par milliers

Comment faire face à ce déferlement
Dont je suis seule responsable
La mer s'invite chez moi
Prête à tout nettoyer
D'un coup de vague sans fin
Odeur de tsunami

Tout est oublié, plus rien ne compte
Il n'y a plus rien ni personne
Les journées mornes et ternes se ressemblent toutes
Rien n'est allumé, rien ne vibre
Le soleil s'est éteint
La lune ne se lève plus

C'est l'effroi sans nom
Comment en suis-je arrivée là ?
N'ai-je pas vu les signes ?
Ils sont venus sur la pointe des pieds
Comme des milliers de fourmis noires, subrepticement et innocemment
Comme des petits rats d'opéra, ceux qui refusent de grandir
Grignoter toutes mes neurones, sans en avoir l'air

Des milliers, des milliers, des milliers
Dépasser les peurs
Sortir du trou dont le fond s'enfonce encore, comme un marais
Appeler à l'aide en hurlant, sinon on n'entend pas
Par milliers, par milliers, par milliers
Les fourmis s'accrochent et me tirent vers la forêt

Par milliers, par milliers, par milliers

Emmanuelle de Dardel

Flammes jaunes

Des flammes jaunes 
Accourent vers toi
Pour t'attirer 
Vers le renouveau 
C'est le printemps 
Début des rencontres 
De l'ordinaire 
Avec l'impossible

Tu m’as volé ces mots

Tu m'as volé ces mots 
Ces mots qu'on ne dit pas
Et qu'on ne pense qu'à peine

Tu m'as volé ces mots
Impossible d'écrire
Seul moyen d'expression

Tu m'as volé ces mots
" Ce ne sont que des mots "
Ils sont toute ma vie

Tu m'as volé ces mots
Je les garde pour moi
Trésors innommés