poésies

Ton absence résonne

Ton absence résonne 
La nuit me parle de toi
Le jour s'écoule sans plaisir
Et les mois passent sans fin

Tout de toi manque
Ton absence est calvaire
Dans l'infini de l'amour pur
N'était-ce qu'une illusion ?

N'as-tu aucun coeur ?
Me laisser dans cette nuit cruelle
Sans même un mot
Un dédain inhumain

Je m'efface imperceptiblement
Plus rien ne me retient
Ni tes messages impalpables
Ni tes oublis sans nombre

Plus rien n'existe autour de moi
Le vide n'a plus qu'à prendre ses aises
Sur le trône de ton cœur
La place est froide depuis si longtemps

Emmanuelle de Dardel

Un grand trou en elle

Un grand trou en elle 
A travers son corps 
La rançon des trahisons 
Dire ou ne pas dire 
Comment taire les choses 
Quand on est authentique 
Mots inacceptables 
Pensées restrained 
Où est la liberté ?
Il fait presque nuit 
Dans son cœur déchiré 
Blessures béantes 
La nuit est si noire 
Qu'il fait encore gris 
Au lever du jour 
Les pires marques des violences 
Des plaies invisibles 
Qui changent à jamais

Le labyrinthe s’enfonce

Oser dire les choses 
Avec authenticité 
C'est d'abord oser être soi 
Sans peurs ni honte 
N'est-ce pas le plus difficile ? 
Il me semble que l'on passe une vie 
A devenir soi-même 
Et une fois que l'on semble se connaitre 
Il faut recommencer à s'ouvrir 
La porte ouverte n'en était qu'une parmi d'autres 
Un enfilement désordonné aléatoire 
Plus j'avance, plus le labyrinthe s'enfonce en lui-même 

L’amour s’enfuit

L'amour s'enfuit 
Insaisissable et intangible
Quand on l'aperçoit
Il n'est déjà plus là
J'ai bien tenté de le retenir
Il m'a glissé entre les doigts
Comme le vent du printemps
Doux et tiède
Ou comme les nuages qu'on croit toucher
et qui s'évaporent sans une trace
Alors je le laisse partir
Même s'il emporte mon âme

Emmanuelle de Dardel