Rédactrice et correctrice professionnelle, copywriter et coach en écriture, Emmanuelle de Dardel a fondé il y a deux ans son entreprise. A l’enseigne de Plumebis, elle ne fait pas que corriger les textes qui lui sont confiés : elle leur ajoute de la valeur. Avec l’humain en point de mire.

 

« Toute jeune déjà, mon entourage s’approchait de moi quand il fallait corriger un texte. Et comme j’ai toujours écrit pour moi mais également pour les autres, j’ai une facilité certaine en la matière. Je détecte facilement les erreurs, les tournures maladroites et peux redonner forme au texte aisément. » Il faut dire qu’Emmanuelle de Dardel a grandi dans un univers littéraire par excellence. Elle vivait en France dans une petite ville entre le conservatoire et la bibliothèque, où elle passait de nombreuses heures. En effet, la lecture est un des domaines de prédilection de la fondatrice de Plumebis dès son plus jeune âge.

 

Soutenue dans toutes ses démarches par un papa qui lui-même a fait profession d’écrire, puisqu’il est, outre ses fonctions de pasteur, journaliste, elle apprend beaucoup dans son sillon. L’âme d’artiste de ce papa qui non seulement écrit, mais se révèle être un artiste aux talents multiples, est un phare pour la jeune fille, qui se heurte sinon à une certaine incompréhension et une volonté de lui faire embrasser une autre carrière.

 

Ainsi, découragée dans son envie pourtant irrépressible de devenir écrivain, Emmanuelle de Dardel se tourne d’abord vers l’enseignement, et obtient un Bachelor d’enseignante primaire. « Mes élèves avaient l’impression que nous faisions beaucoup de français, alors que je suivais simplement le plan d’études. Par contre, j’ai toujours veillé de près à leur expression écrite et orale, me rendant compte là aussi que nombreux sont ceux qui éprouvent des difficultés à s’exprimer, et à construire un texte de surcroît. »

 

Titillée depuis longtemps par son envie de ne se consacrer qu’à la rédaction et à la correction des textes des autres, elle mène d’abord les deux activités de front, avant de se rendre compte que sa clientèle mérite son attention à plein temps, et qu’elle souhaite dorénavant se consacrer uniquement à sa passion première. « Pour une fois, j’ai fait confiance à mon intuition, et jusqu’ici je suis convaincue d’avoir choisie la bonne voie. Surtout qu’il y a tant à faire pour apporter une valeur ajoutée à tout écrit ! »

 

Ce qui plaît dans la démarche d’Emmanuelle de Dardel, outre son professionnalisme à toute épreuve, c’est sa façon d’entrer en relation avec l’autre. « Pour moi, l’humain est au centre de tout échange. » Et c’est ainsi qu’elle a appris, au fil des expériences, qu’il s’agit dans un premier temps de créer du lien, et d’amener la confiance de l’autre. Comprendre ses besoins. Et y répondre point par point.

 

« Quand quelqu’un vient me voir avec un texte à corriger, je ne m’intéresse pas uniquement au texte. Je le prends dans son contexte, et cela commence, cela va de soi, par son auteur » confie-t-elle alors. Bien qu’elle ne se considère en aucun cas comme une thérapeute, Emmanuelle de Dardel sait poser les bonnes questions et conduire son interlocuteur à se confier. « En ayant une compréhension plus profonde de ce qu’a voulu exprimer l’auteur du texte, je suis encore plus à même de proposer des modifications et suggérer des améliorations. »

 

S’adresser à Plumebis, c’est s’adresser à une rédactrice/correctrice qui se mue en partenaire. En première lectrice du texte, Emmanuelle de Dardel se rend rapidement compte de ce qui cloche, mais peut passer de nombreuses heures à trouver une solution adéquate. « Chaque mandat est individuel. Personnel. Je ne fais pas un prix en fonction du type de document, mais en fonction de ce qui sera nécessaire pour amener l’ébauche à une toile de maître. »

 

Sachant s’entourer de professionnels chevronnés dans des domaines aussi divers que le droit, le marketing et la psychologie, Emmanuelle de Dardel ne rechigne devant aucune tâche, ne renonce jamais avant d’avoir réellement apporté un plus à l’écrit fourni. Si elle insiste, c’est qu’elle sent que c’est absolument nécessaire de le faire, quitte à faire preuve d’une certaine pugnacité. « Les gens ne s’adressent généralement pas à moi pour juste corriger les fautes d’orthographe, bien que je le fasse également. Il y a derrière une volonté de mieux faire, et là où il y a une volonté, il y a un chemin. »

 

Passionnée et passionnante, elle trouve toujours le mot juste, l’expression la plus appropriée, la plus achevée. Après son passage, les textes sont impeccables. Percutants et convaincants. Une belle démarche, la sienne, qui prouve que passion peut devenir profession.

 

Céline Smith Latscha, journaliste